
Compte rebdu de votre envoyé spécial.
Lieu
du crime :
Le circuit de test du
service du Ministère de Transport, bref un ovale style Daytona de
2,78 km (!).
Nombre de participants
(toutes catégories confondues) : près de 300.
De
la France sont venus
Olivier Muel (Baron),
Samy Couzinet (XLow Baron), Ali Sebaoui et Valerie Muel (tous 2 sur une
construction maison de belle finition), Philippe Pulsar Dussart (Xlow Baron)
et Mark(us) Scherpenzeel (XLow Baron). N'oublions pas Hugo Scherpenzeel,
toujours en train de rouler sur son proto Tim B. et prenant son mal en
patience jusqu'à ce qu'une petite édition junior voit le
jour.
Voici quelques pix et impressions personnelle d'une compète à ne pas rater, vu de l'intérieur par l'équipe Optima France.
Juste 1/3 du parcours
visible sur cette image : attention les doigts, certains filent à
+80km/h!
Quelques
observations
Cet immense parcours
représente des avantages (topspeeds sans risque) mais aussi des
inconvénients :
Pour développer
l'image HPV/vélo couché/bent, ce n'est pas tout gagné.
La compète est impossible à suivre par le public : c'est
trop loin, pas assez spectaculaire (pourtant ça file), on dirait
que tout est fait pour ne pas passer à la télé. Une
compète sur un bon vélodrome (tiens celui d'Amsterdam) avec
un bon circuit de voiture mais en courbe avec des virages à coté
(encore Amsterdam) voilà les bases d'un événement
médiatique.
Et puis les sonos à
fond avec un bon commentateur et des fleurs et bises de belles filles pour
les gagnants, mince alors! Tout ça, ça manque et saute aux
yeux. Un bon bar, un concert de rock, des ingrédients pour sortir
cet événement de l'ambiance administration russe. Et ça
fait des années que ça dure.
Ce n'est pas le monde
ou les bikes qui manquent, tout est là. Mais on ne vient pas que
voir tourner des gars en rond sur un circuit de 2.8 km. Si l'on veut que
ce Festival attire de nouveaux visiteurs voir compétiteurs faut
trouver d'autres formules.
Hormis le stress permanent
d'obtenir à temps le fameux bracelet de mesure de chronométrage
pour chaque course, pour tous les compétiteurs il y a la superbe
sensation de rouler avec "les pros" et en nombre.
Mieux,
partout en ville, dans les restaus, sur le camping et sur le lieu de la
manifestation : des VPH, des vélos couchés, des bents,
m'en veux tu, m'en voilà, partout, partout! Ça fait du bien
de voir cette supériorité numérique
en pays batave. En dehors
des compétiteurs, de nombreux visiteurs (quelques milliers) se sont
déplaces, souvent en amenant leur bike. Si ce festival tiendrait
lieu ailleurs que dans ce trou du polder Flevo venté où aucun
hollandais met le pied sauf pour dormir, on pourrait même attirer
davantage de visiteurs.
Il n'y avait pas que
la compète bien sur : il y avait aussi le Salon sous chapiteau,
un parcours pour enfants et un parcours de test de vélos de toute
marque et les fameux Quest, assez loin les uns des autres encore malheureusement.
Des Barons, il y en avait
tellement : réputation justifiée. Encore un Optima Bad Boy
inconnu.
Celui là c'est
Ruud Leuris, avec ces roues, plus chères que son vélo, Aerospoke.
Une multitude de superbes vélos de toutes marques, des innovations, des superbes carénages qui ressemblent plus à des avions (pattes rétractables) qu'à des vélos) et bien sur une bonne dose de bric à brac fait maison, pas grave car ceci donnait une bonne note moins sérieuse dans ce haut lieu de compétition de plus en plus féroce. Oui, aussi le monde des vph devient de plus en plus "pro" : les vrais compétiteurs ne laissent plus un détail au hasard.
Au départ de chaque épreuve, plusieurs centaines de participants, ce qui donne l'impression d'un peloton de Tour de France plus qu'un sport trop souvent marginalisé Youpie! Des bruits de pignons et de pneumatiques partout!
Au milieu Sietze de Laeter
en jaune, à droite tandem Tim.
Optima avait installé un vrai PITSTOP avec un mini-chapiteau, à boire et à manger, les mécaniciens de Tim à votre service, et des dizaines de Barons alignés. Bien sur que l'on nous a présenté une facture pour location de terrain illicite! Parions que l'an prochain ils ont tous un pitstop!

Météo
et autres besognes
Avec un ciel menaçant
la pluie en permanence, il ne fait pas bon prendre des pix avec des engins
qui filent à toute allure. Il est incroyable aussi que malgré
le temps très venté on est arrivé à faire des
compètes, et que certains filaient plus vite que le vent. Comment
faire une moyenne sur le parcours quand pendant 1 km vous avez vent en
face et que vous baissez à 38, pendant un km le vent est de coté
vous vous bataillez tout juste au dessus de 40 et ensuite quelques centaines
de mètres vent dans le dos et hop c'est parti vers les 50 km+ (ajoutez
10 km pour les pros, mais tous ont souffert de ces conditions : le vent
soufflait entre 20 et 30 noeuds pendant les 2 jours!). Faut croire que
des records auraient pu être brisées avec de bonnes conditions.
L'annonce de mauvais temps a aussi fait avancer la finale du critérium
d'une heure sur le départ prévu, ce qui faisait que certains
compétiteurs, dont votre rédacteur, juste après leur
épreuve de l'heure épuisante devraient s'aligner avec des
jambes total coton. Soyez avertis si vous venez la prochaine fois, car
épreuves aux horaires variables méritent des pots belges
ou inscriptions alphabétiques malins!
Les
200 mètres départ roulant
Berk! Samy fait un contre
perf, Pulsar est passé à travers le chronométrage
sans être mesuré (mais jure avoir atteint le 68 km/h) et Markus
exclus pour retard de départ (petite idée d'allégement
de siège de dernier moment : pas bon!) La honte. Berk berk berk!
Heuseusement il y avait Sietze de Laeter pour rattraper les sottises de
l'infanterie de base.

Les
critériums
Après les éliminatoires
du samedi, Pulsar et Markus se sont retrouvés miraculeusement dans
la finale des 30 du dimanche. Rouler à cotés des Ymte Sybrandy,
de Laeter et autres Van de Walle, c'est comme si on s'était trompé
de course. Donc on fait une course dans la course!
Départ critérium
avec Olivier S. , Bart B., Markus et un Baron inconnu.
La belle croûte
sur le 2° mollet de droite et celle d'une chute de notre ami Bart B.,
dur à cuire.
Guerre entre potes :
comme les pointures sont trop loin Samy et Markus se mènent la vie
dure
durant les éliminatoires.
Même scène
autre angle de vue
Le fameux Marc Olaf Slot,
le champion danois, depuis des années sur son Baron Old School
Olivier et Markus, au
départ d'un critérium
Pulsar en coude à
coude avec un Baron belge
Bad Boys Optima : il
y en 1 qui est + aérodynamique : interdisez donc les nains de ces
compétitions!
En fait le secret est
sous le siège de XX Low Pulsar, mais ça c'est une autre histoire.
Olivier Slabbers lors
de l'épreuve de l'heure.
Olivier Slabbers est
un Optima bentrider!
Tester les plateaux Osymetric
en live n'est pas conseillé.
Olivier Muel, avec son
Baron old school et la fameuse pointe de sa main pour l'épreuve
de l'heure,
seule photo de OliveM
venu Xpres pour l'épreuve de l'heure.
Bart Bakker au départ
de l'heure avec son Baron à joystick,
oubliez toutes vos notions
sur un guidon classique et mettez une barre droite!
Le fameux tandem Baron
dos à dos de Tim, idéal pour la prise de photos d'action!
Pulsar en beauté.
Soignez votre vélo mais n'oubliez pas de raser vos jambes (-115
grammes)!
Epreuve
de l'heure : result of Z frenchies
Phillipe Dussart : 44,24
(un exploit, vu le vent!)
Olivier Muel : 42,15
Mark Scherpenzeel : 41,12
Ali Sebaoui : 37,77
Samy : 32,09 (souffrait
de décalage horaire!)
Valérie Muel :
30,18
Critérium Finale : Pulsar 23° Markus 28°
SVP à boire! (bidon
explosion au départ de l'épreuve de l'heure)
Et merci à Wuppie
Scherpenzeel Hugo pour son intérêt pour la course et pour
sa patience!
Malgré les quelques commentaires au niveau du spectacle pour le public, un superbe événement, où l'on sera à coup sur à nouveau le dernier weekend de mai 2003. Yo!
Photos prises par : Pulsar, Samy, Scherpenzeel, Biesemans et JM Joffre