Le vélo couché vous interesse?
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Lance Armstrong a dit
: when they pass it we'll be on it! (velonews .com febrier 2002)
(trad. : "quand l'UCI
les admettra on sera dessus!")
Si
la fédérations cycliste UCI n'avaient pas interdit le vélo
horizontal pour leurs compétitions en 1934 (à quelques voix
près!), suite à ses records de l'époque, grande chance
que, aujourd'hui, vous roulerez sur un vélo avec un vrai siège,
pieds en avant, le corps bien soutenu. La seule position sans perte d'énergie
et de souffrances inutiles. Le seul vélo qui s'adapte au corps et
non pas l'inverse.
Si vous voulez en savoir
un peu plus, ci dessous l'essentiel sur les vélos couchés,
ces engins roulant à haute vitesse et à basse altitude.
Pour designer nos engins
plusieurs noms circulent, comme c'est souvent le cas dans d'autres sports.
Dans le texte ci dessous on vous parlera de vélo couché
ou de vélo horizontal
(l'expression de l'époque Mochet), comme vous êtes néophyte.
Les mots VPH, 'bent (abbréviation US de recumbent) ou trike pour
un tricycle (anglicisme de tricycle) sont aussi utilisés.
| AVANTAGES |

Les caractéristiques
principales du vélo couché sautent aux yeux en regardant
l'image d'un Baron Optima vs un vélo droit : la hauteur et
la position du corps.
Les avantages de pédaler
dans cette position sont si nombreux que nous les énumerons ci dessous
:
1.
LE CONFORT
Le vélo qui s'adapte
au corps et non l'inverse! Phrase de votre auteur de 1997 qui
resume bien ce qui diffère le vélo couché
du vélo droit. Sur
ce dernier la géométrie s'adapte avant tout à la longueur
et la plus idéale de la chaîne, la plus courte et la plus
droite
pour maximiser le rendement.
Mais un tas d'autres facteurs peuvent apporter plus de Watt que le simple
positionnement de la chaîne au centre de la machine : et surtout
votre corps! Il est évident que le dos et l'ensemble de la périnée
sont à 100% soulagé dans cette position semi couchée.
Comparez bien la postition
du cycliste droit, source de nombreuses tensions musculaires et celle de
l'horizontal, détendue.
Beaucoup de cyclistes sportifs
ont du abandonner leur sport favori suite aux tensions imposées
au dos et aux appuis à l'entrejambes
après des milliers
de kilomètres, ou continuent tant bien que mal dans cette position
peu confortable.
Nombreux sont ceux qui sont
venu vers le vélo couché uniquement pour cette raison d'ailleurs.
La nuque et les poignées
sont d'autres parties du corps entièrement soulagées par
cette nouvelle position.
Qui dit confort dit aussi
absence
de dépenses inutiles d'energie (tensions) : sur des longs trajets,
et notamment en voyage extreme, le facteur ludique du
confort peut vite se reveler
VITAL. Pour cette raison l'image du vélo couché est souvent
véhiculé par des voyageurs à long cours, ayant bien
compris les avantages et le soulagement des organes en appui sur ces distances.
On
descend bien plus frais d'un vélo couché que d'un vélo
droit après un long parcours.
Les modèles à
guidon bas se révelent les meilleurs alliés du confort à
long cours, encore que les modèles à guidon haut ne subissent
aucun appui sérieux du haut de corps ou des poignées, incomparable
à ce que l'on ressent en vélo classique du moins.
Dans cette position on
sourit tout seul! Optima Dragon (randonneur à guidon bas)
2.
POSITION AERODYNAMIQUE
Sur les vélos couchés,
et surtout sur les modèles de course (low racer) la résistance
à l'air est d'emblée moindre que la meilleure position sur
les
vélos de course utilisés
en Contre Le montre dans la Tour de france (les "vélos spéciaux").
Inutile de dire que il en
resulte un impotant gain en rendement. De 10 à 20 % selon les modèles.
Seul hic : cet avantage
commence à se sentir surtout au desssus de 30 km/h, la vitesse
à laquelle la résistance à l'air depasse largement
la friction
des roues et des éléments
mécaniques. Si vous n'etes pas prêt à endurer
un entrainement à atteindre cette vitesse moyenne ou si vous aviez
déjà du mal à le faire en vélo droit, vous
risquez de ne jamais rencontrer cet avantage important, hormis en descente.
Dans ce cas de nombreuses raisons peuvent vous faire opter pour un vélo
couché, mais on vous le dit d'avance : il n'y pas de miracles pour
aller vite, tout est dans les jambes (et la tête), même en
vélo couché !
Par contre un cycliste entrainé
ressentira vite les effets sur le plat du CX amélioré. On
ne se bat plus inutilement contre la résistance de l'air comme avec
l'importante surface frontale du vélo droit. Cette résistance
augmente naturellement avec la vitesse donc plus on va vite plus la difference
est notable et plus les vitesses élevées deviennent plus
faciles à supporter par rapport à vélo droit. Comme
preuve les chronos de simples amateurs qui roulent souvent sans entraînement
sérieux tous au dessus de 40 km/h sur des épreuves de l'heure
lors des championnats de vélos couchés (non carenés)
avec un gros paquet de coureurs frolant les 50 km/h.
Petit rappel : le record
de vitesse professionnel de l'heure en France (Rivière) est toujours
de 47 km/h depuis 40 ans et peine à 44 km/h dans la catégorie
à l'eau pure de l'Ufolep en amateur. Faute de structures les amateurs
en vélo couché ont toujours du mal à s'approcher des
performances des 'droits' professionnels.

Logiquement ceux qui habitent
des régions tres ventées ont encore plus raison de passer
sur un engin incliné, même si ils n'avancent pas vite.
En descente l'effet
du CX est épousoustouflant. Sans pédaler vous devancerez
encore vos collègues en vélo droit, ce qui vous donne davantage
de calories économisées pour les montées qui
vont suivre. En montée l'effet du CX est naturellement nul, à
moins de monter, encore une fois, à plus de 30 km/h, ce qui est
plutot rare. Nous revenons plus bas sur les pours et contres en col.
Impossible de suivre
un vélo couché en descente. Des pointes de près de
100 km/h ne sont pas recommandées mais pas impossibles.
Le cycliste sur cette
photo en Optima Condor a bloqué son compteur à 98,3 lors
de l'Ardechoise.
Avec un carénage
arrière (pointe aero) on peut optimiser encore ce gain sur les
épreuves de longue distance de quelques km/h. Surtout utilisés
en compétition,
ces habillages en polyester
ou carbone augmentent les prestations d'un pourcentage (max. environs 10%)
qui varie selon l'épreuve, la hauteur du vélo et son profil.
Les perturbations de l'air
derrière le cycliste sont minimisées et les flux s'écoulent
jusqu'à l'arrière du vélo autour de la pointe du cycliste
qui se sent vraiment "pousser des ailes." Peu pratique au quotidien, on
les voit souvent sur les compétitions, esthétiquement réussis
(sponsoring inclus) et efficaces pourquoi s'en priver..!
Par contre sur des épreuves
courtes (200 mètres) ou des parcours de montagne ces pointes n'ont
pas grand interêt et ajoutent du poids.
Un carénage complet donne des performances hallucinantes (le record de l'heure est de plus de 84 km/h, celui du sprint 200 mètres lancés de plus 130 km/h, les deux réalisés par le canadien Sam Whittingham 2003/2004) : mais là nous ne sommes plus dans le domaine du vélo couché 'grand public' mais dans celui des HPV, des véhicules à propulsion humaine. Bien qu'ils existent aussi en version utilitaire à trois roues souvent très efficace, leur poids dans les montées, leur encombrement sur la route et leur prix les réserve à un marché confidentiel. Nous en parlerons plus en détail plus bas...

Les carenages avant ou coupes-vent n'ont pas prouvé un gain de rendement à ce jour. Ils vous mettent bien à l'abri de vent de face (important au pole nord, comme les français Magnouloux, pionniers français en voyage à vélo, l'ont prouvé), et un peu de la pluie. Inconvenients, une pointe avant vous expose à la surchauffe, vous brouille la vue et vous rend sensible aux vents de côté. En CX ils n'ont pas eu d'effet avantageux dans un test réalisé pour le bulletin du club hollandais IHPV. A conserver pour ceux qui roulent en tricycle stable dans des contrées pluvieuses.
Puis : la position des
vélos classiques, dites "speciaux" utilisés jadis
par Boardman et Rominger en tentative de l'heure ou Armstrong et Ullrich
en CLM est presque aussi efficace en termes aérodynamiques
que la position sur un vélo horizontal : faut encore pouvoir
le tenir plus d'une heure!
Même la position de
base d'un vélo classique avec mains sur les poignées avancées
est rarement respectée par des personnes plus agées, trop
mal en point dans cette posture : donc autant passer sur un vélo
couché et gagner en confort et vitesse...!
Puis dernier tuyau aero! ... aucun cycliste droit beneficiera de votre effet 'aspi' si vous le devancez en vélo couché. Vous ne le mettez pas à l'abri, ce qui vous permet de ruser le temps de vous habituer à la nouvelle position..!
3.
VISION
Sur un vélo couché
on a une vision optimale du paysage et de la route. Le cycliste
est en plus grande sécurité ayant tendance à regarder
ce qui arrive de loin et non pas la route juste devant lui (surtout quand
un cycliste 'droit' commence à se fatiguer). Ce n'est que pour les
mètres droit devant lui que le cycliste debout est avantagé
(au cycliste horizontal d'anticiper les inégalités dans la
route). De plus la position du cycliste classique est source de douleurs
dans
la nuque s'il veut bien regarder la route. Sur les modèles à
guidon bas la vision panoramique avec une vue dégagée
à 100% garantit le sourire et invite au voyage.
.
5.
SECURITE
Etant proche du sol avec
ce centre de gravité bas et centré les chutes se caractérisent
en général par des raflures. Saignantes certes mais sans
casse en général. On tombe de moins haut et on dérape
le plus souvent sur le côté contrairement au vélo droit
ou l'on passe en général par dessus le guidon. Ayant les
pieds en premier on a aussi une agréable sensation de sécurité
dans le traffic ou en descente. On sait que c'est le pedalier avec
le tube cadre qui va morfler en premier et non pas la tete du cycliste
et sa roue fragile. Cet avantage n'étant que rélatif et surtout
psychologique évitons de trop souligner ces avantages en cas d'accident
et appelons à la prudence. Pour les coureurs, la position
"ras du sol" derriere le guidon étroit rapproche des sensations
que l'on ressent en Formule 1, source d'adrenaline lors des compétitions,
surtout en vélodrome.
6.
RESPIRATION ET CIRCULATION SANGUINE
De nombreux médecins
ont indiqué les avantages d'une position horizontale pour le
retour veineux. Le coeur est moins sollicité pour ce travail
dans cette position et tous constatent une baisse de pulsations à
une puissance égale dans cette position. Regardez votre cardio avant
de vous asseoir et puis constatez l'économie d'environ 10BPM
en position semi-allongée. Nous avons des clients qui ont passé
les 70 ans et qui ne pouvaient plus faire du vélo classique dans
les cols : le recumbent leur a permis d'y retourner avec une réserve
de BPM! Pour cette raison sur les modèles à long cours Optima
aligne hauteur de bracket et d'assise afin de mettre les jambes en dessous
du coeur même si cela implique un peu moins d'efficacité dans
les relances et les montées. Sur les modèles plus sportifs
le siège se trouve souvent plus bas par rapport au bracket : c'est
efficace certes pour les montées et relances, mais sur des
longues distances cela peut être une des raisons de fourmillements
dans les pieds. A prendre en considération lors du choix de modèle.
Pour la respiration on
peut soupconner, lors d'un effort violent, en montée par exemple
sur un vélo classique, que la liberté du thorax devant et
derriere peut ameliorer l'oxygenation. Peut être une raison,
qui selon le style du grimpeur, avantage le velo droit légèrement
en col (avis de l'auteur) lors des accélerations.
Mais pour les trajets de
longue durée une respiration diaphragmatique basse non stressée
s'impose. Celle que l'on retrouve en position semi horizontale favorise
une économie d'energie pour l'appareil respiratoire, en sollicitant
moins les muscles de respiration auxiliaires péripheriques (thorax,
intercostales), comme en vélo droit. Encore une source de sensation
de fraîcheur après une sortie en vélo couché.
Puis.. la position du ventre
peut être soupçonnée de donner un bide en vélo
droit par les lois de la gravité s'il y a pas un serieux travail
d'abdominaux constant... attention, une observation 100% subjective
de l'auteur de ces pages observant la posture de nombreux cyclos droits,
souvent mince par ailleurs, mais avec bide!
7.CAPACITE
DE CHARMEMENT
Sur les modèles de
voyage de hauteur moyenne il est facile d'embarquer un nombre de litres
impressinant calé ergonomiquement derriere vous. Vous y mettez autant
de bagages que sur une vélo droit tout en libérant le guidon
et les placant avantageusement sur le plan aerodynamique. La maniabilité
reste donc excellente.
La bagagerie spécial
recumbent habille toute l'espace derriere vous efficacement, 110litres
minimum, mais rien n'empêche de vous servir de vos anciens Ortlieb
ou Vaude.. Pour les plus exigeants, les remorques du commerce se fixent
comme en vélo droit sur le moyeu arrière.
8.
VIRAGES
Sur la plupart des
modèles des recumbents vous pouvez continuer à pédaler
dans les virages pas trop serrés ayant les pieds loin du sol.
Pencher en vélo couché dans le virages ne comporte pas le
risque de toucher le sol comme en vélo droit. Inutile de vous décrire
les avantages au niveau performance et adhérance.
Nuance : ceci ne compte
pas pour les virages en épingle où selon le modèle,
votre taille, la taille des pneus et des roues, des manivelles et de la
ligne de chaine
vous pouvez toucher la roue,
comme en vélo droit on peut risquer de toucher à terre. Mais
en général les virages en vélo couché peuvent
être attaqué à vitesse supérieure avec un pédalage
continu.
9.
VELO UNI SEXE TAILLE UNIQUE
Pas un avantage direct pour
vous mais non négligeable : la plupart des modèles s'adaptent
à toutes les tailles. Le réglage à la taille se faisant
le plus souvent par un tube pédalier téléscopique
(tous les modèles Optima sauf Hopper), sur un vélo couché
vous ne pouvez vous tromper. Souvent de 1.60 à 2.00 mètres
sans différence de cadre homme/femme. Fini les théories à
ne plus en finir sur les géometries sans fin sur un vélo
droit pour lequel il faut des experts pour mésurer les cotes (c'est
de la médecine préventive pour ne pas avoir trop mal!)!
Pour cacher sa position de base mauvaise le choix de la position sur un
vélo droit est primordial : si vous avez mal quelque part il faut
nécessairement un avis de spécialiste qui va resoudre temporairement
vos soucis. Comme ils sont souvent impliqués dans la vente ou dans
la fabrication de cadres ils ne vont pas vous dire qu'ils sont en train
de vous méner en bateau. Ils sont souvent bien au courant de la
solution à l'horizontale mais ils oublient volontairement de vous
indiquer qu'il est temps de passer sur le seul modèle sur lequel
vous n'aurez jamais mal : le vélo horizontal! Finis les mésures
posturales et discussons sans fin! Sur un vélo couché vous
pouvez déterminer tout seul les distances cadres/selle/guidon sans
mettre en danger votre rendement ni votre confort. Pratique pour
oser un investissement et de trouver des solutions évolutives, la
revente s'en retrouve facile en taillle uni, et vous pouvez le passer à
d'autres personnes de la famille de taille différente sans problème..
Vous ne passerez jamais votre vélo classique de rando à votre
épouse, en vélo couché c'est possible!
10.
RAISONS MEDICALES DIVERSES
En dehors du confort ( plus
jamais mal au dos ni aux fesses) beaucoup de cyclistes traditionelles
viennent vers le vélo horizontal
pour des raisons médicales.
Elles sont très diverses : suites d'accidents, séquelles
d'opérations variées (vessie, prostate etc.) ou tout
simplement des douleurs
insupportables aux lombaires et des hernies discales. Les tricycles jouent
souvent un rôle dans la réeducation.
Notre modèle Optima
Rider a "depanné" des dizaines de personnes en France désireuses
de trouver un vélo adapté, de se remettre au sport et de
retrouver une capacité physique qui va doper leur condition générale.
Nous
avons des témoignages de personnes quasi 'miraculées' pour
toute sorte d'affections (parkinson, diabete, surpoids etc etc...). Sur
un vélo droit ce parcours n'aurait été que souffrances
voir impossible!
Un point (!) que nous voulons
'relever' est celui qui regarde surtout les hommes : même avec la
meilleure selle sur un vélo droit vous ne pourrez éviter
des points d'appui qui peuvent mettre en péril les canaux qui alimentent
votre appareil génital. De nombreux rapports médicaux
demontrent que il y a une forte incidence sur l'impuissance au délà
de 5.000 km par an sur un vélo. A vous de réflechir.. vous
êtes averti. Cliquez ici si vous voulez
en savoir plus..
Mettez tous ses points dans un mixeur et vous obtenez le meilleur vélo de voyage par son confort, sa solidité et ses capacités de chargement....
Optima Condor au Tibet
et le vélo au plus grand potentiel de vitesse grâce à son aérodynamisme...
Sam Whittingham sur Optima
Baron standard champion du monde vélo de série 2002
Puis...just for fun!
Après toutes ces
raisons de rendement ou de confort... rouler en vélo couché
n'a rien avoir avec le plaisir que procure un vélo droit.
Plus pres du sol, l'impression
de vitesse est augmentée, negocier les virages un vrai régal
et la position même vous donne une impression de rouler en cabriolet,
tout cela sans subir la
moindre tension musculaire qur la rotation de vos quadriceps et de vos
mollets...
Un monde nouveau s'ouvre
à vous, où vous pouvez exprimer votre tendance sportive ,
philosphique ou écologique. Avec des associations accèssibles
avec des compétitions nationales et internationales où chacun
peut participer, encore vierge de produits ou de trop de réglementations
comme le vélo classique et où la participation prime avant
la performance. Pour l'instant!
Avant de devenir hilarant,
rappelez qu'il y aussi des inconvenients... :
| INCONVENIENTS |
1.
VISIBILITE
L'argument principal qui
freine une introduction rapide de nos bolides nettement plus performants
est la visibilité sur la route.
On dirait que ce vélo
plus bas, plus aérodynamique, est un vélo d'avenir reservé
à un futur avec des pistes cyclables à grande vitesse : le
jour où l'homme aura pris conscience des degats qu'il cause à
la planete et à sa santé et le peu de respect qu'il porte
aux autres usagers de la route.
Souvent l'argument de la
visibilité est plus psychologique que reelle. Un automobliste
voit toujours une cannete de bière de 10 cm , un obstacle routier
de vitesse de 20 cm, un chat de 30 cm, donc il ne verra pas un cycliste
à hauteur de 80 cm pour des modèles les plus bas?
Pour commencer, mettez vous
à coté d'une voiture de sports : vous etes sensiblement à
la meme hauteur sur un vélo recumbent de course!
Pourtant personne n'a jamais
refusé de sortir sa Ferrari du garage de peur ne pas etre vu..
L'argument est donc surtout
d'ordre psychologique mais on ne peut nier que la visibilité dans
le traffic est un argument de taille, voir le seul, qui plaide en faveur
du vélo classique. Les automobilistes vous voient tres bien mais
ils peuvent y trouver une bonne excuse pour vous mettre en faute. Les vélos
couchés polyvalents ou de voyage (dans la gamme Optima Lynx et plus
haut) ne recontrent pas ce genre de probleme de securité ressenti
par la faible hauteur. C'est sur les modèles les plus performants
, les plus bas, que l'on est malheureusement le plus sujet au probleme
de la visibilité : nous vous déconseillons alors les modèles
de course en ville ou sur des routes encombrées. Puis tous les fabricants
dans le vent ont des modèles cyclosportifs du plus bas au plus haut
(2x650c) : à vous de juger en fontion de votre région, celui
qui vous convient.
Le maitre-mot reste par
contre 'anticiper' les situations dans les quelles les 'bents sont
moins visibles :
-la portière d'une
voiture qui s'ouvre : l'automobiliste a encore moins de chance de vous
voir que sur un vélo droit
-quand vous bloquez le traffic
une route étroite : la voiture derriere vous vois tres bien, ralentit,
mais le traffic derriere elle n'est pas censé de vous voir.
-les haies de bordures de
route et de rond points fleuris : jolis ornements, mais on est sur
d'etre desavantagé par rapport à un vélo plus haut.
Dans ces 3 cas anticipez
et munissez vous de retroviseur, fanon et de vetements ou sacoches à
couleur vive. Puis évitez les nationales (où est le plaisir?).
2.
Moins pratique en ville, en tout terrain?
Il va de soi que de nombreux
avantages resteront acquis au vélo droit qu'il ne faudra pas ranger
au placard de sitot.
En ville il est ainsi
plus facile de zigzagger entre les voitures sur un vélo droit à
cause de sa longeur plus faible avec une meilleure vue sur l'ensemble.
Il est également
possible d'alleger son poids du vélo droit un instant, en descendant
un trottoir par exemple.
Puis la position pied en
avant sur un vélo couché vous oblige de vous avancer un peu
sur les carrefours pour voir le traffic,
ce qui peut sembler à
vouloir 'snobber 'les priorités..
Mais ceci ne sont que des
détails qui ne ne sont pas de véritables obstacles à
la pratique du recumbent en ville.
A vous de choisir entre
le confort du vélo couché et l'importance des points ci dessus.
En plein Amsterdam, Bordeaux
ou Paris vous pouvez en croiser. Optima a aussi developé son vélo
semi couché de ville, le Hopper,
un modèle plus assis
et plus haut, mi base longue, pour ceux qui veulent le confort aussi en
ville sans rechercher les performances des modèles de route.
Pour le tout chemin le
bilan du vélo recumbent est plus que positif avec l'équipement
adéquat et égale le vélo droit.
Le poids ne repose plus
principalement sur la roue avant et on peut très souvent continuer
à pédaler là où en vélo droit vous ne
le pouvez plus (ou que vous heurtez
des cailloux, branches etc
avec le pédalier plus bas. Enfin les 2 types se valent et ont chacun
leurs avantages. On ne va pas renter en détail : il y a de
nombreux sites dans les liens de ce site pour se rendre compte des possibilités
dans toutes les conditions. Des sites de voyages où l'on passe partout
où l'on passe en vélo droit, le mal aux fesses en moins...
En tout terrain il
peut aussi très bien se défendre, certains sites sont dans
nos liens pour en témoigner.
Le plus souvent avec des
modèles robustes comme L'Optima Condor Dragon ou Orca, avec un avantage
aux 2 x 26 pouces.
Pour les vraies épreuves
d'agilité la possibilité de se mettre sur les pédales
en VTT classique font que nous ne sommes bien sur pas un vrai
concurrent dans ce domaine,
ni de descente où on ne voit pas assez bien juste devant soi. Mais
les photos sur ces sites vous obligent au moins de laisser tomber des préjugés
style "c'est pas casse gueule?" pour la route..
L'auteur confirme que
la montée ne s'est pas soldé en chute. (Optima Orca)
3.
INTEMPERIES
Qui dit faible surface frontale,
donc moins gêné par le vent, dit plus grande surface horizontale...
La pluie a plus de prise
sur vous et prevoyez donc votre équipement et votre habillage en
fonction.
En hiver les pieds peuvent
etre un peu plus engourdis qu'en vélo classique de par la position
et le flux sanguin.
Prévoyez des coupe
vents en Gore tex. La peau de chamois du cuissard, inutile pour la selle,
peut ici s'averer pratique
pour proteger certains parties
masculines fragiles du vent. Enfin, on ne peut pas tout avoir!
Fô pas pousser
non plus!
L'argument le plus fréquemment
utilisé à l'encontre de nos vélos sont ses performances
présumées en col.
C'est une idée qui
vient de l'image du maillot à pois avec son style tres aerien, toujours
en danseuse sur les pentes les plus raides.
Un vélo à
position inclinée qui empêche la position de danseuse, ne
peut pas monter un col!
Notre experience personnelle
de centaines de récits de grimpeurs de tout bord en vélo
couché nous a mis en évidence
qu'il n'a y pas de loi
absolue quand au 'bent en montagne mais qu'il y a des preferences et des
styles.
Certains jurent ne plus
jamais monter sur un vélo droit même pour les cols, où
ils semblent aussi rapides et n'abandonneront jamais le confort en prime.
D'autres préfereront
peut être leur ancien style du vélo classique mais prennent
leur desavantage en col en patience en attendant la descente
et le plat pour améliorer
leur performance sur l'ensemble du trajet.
Joel Clerc, 72
ans et ancien coureur TDF sur un Optima X Low sur l'Alpe.
Puis c'est dans les cols
que vous rencontrerez peut etre le neophyte trop audacieux qui va fausser
vos impressions.
En vélo couché
on se croit vite des ailes comme on avance bien sur le plat, certains brulent
des étapes d'entrainement.
En montagne chacun rencontre
son demon, surtout le non sportif devenu cycliste couché, comme
on en voit beacoup parmi nous.
Patience est ce qu'il faut
ici. Donnez au moins 5.000 kilomètres à vos jambes
pour s'habituer au vélo allongé et délaissez le vélo
droit dans ce but.
Parmi les facteurs pour et
contre en col...
Logiquement la position
du cycliste en danseuse en vélo classique et son appui
vers l'avant, où il peut solliciter d'autres muscles que les
seuls quadriceps,
puis la respiration facilitée
avec l'ensemble du thorax degagé sont des arguments de taille
contre le vélo couché en montée.
Mais pour certains le
confort amélioré sur un vélo couché égale
gain d'energie et incontestablement les battements/minute de votre coeur
baissent: si vous
etiez limite pour les cols, il se peut tres bien que maintenant vous pouvez
acceder aux pentes les plus ardues
où 15 bpm en réserve
jouent un role crucial. Donc mieux qu'en vélo droit! Tous sont d'accord
qu'il faut davantage mouliner et passer à un bracket inférieur
par rapport à la cadence en vélo droit (suivez l'exemple
d'Armstrong!), avec pédales automatiques obligatoires.
D'autres invoquent le
poids de leurs montures comme raison de ne pas bien monter les cols.
Cet argument tient debout tant que on compare ce qui est comparable. Beaucoup
utilisent des vélos horizontaux de randonnée plus lourds
sur des terrrains où ils croisents des vélos droit en carbone!
Un vélo horizontal de course ne pèse pas excessivement plus
lourd qu'un vélo classique. Même le poids des vélos
classiques est à la portée pour ceux qui veulent y mettre
le budget.
L'argument devient donc
de plus en plus dépassé.
Pour l'instant le constat
est que sur des parcours vallonés avec fortes montées, descentes
et plats suffisamment longs un vélo couché prend
souvent l'avantage sur
l'ensemble du parcours à coureur de niveau comparable. En CLM
montée pure la perte serait de 10-15% si on regarde
les chronos de certains
spécialistes.
Puis il faut des précurseurs pour ouvrir les voies et pour y croire. Dans chaque sport des exploits des solitaires deplacent les limites des communs amateurs. En confrontation directe nous avons vu de nombreuses victoires sur des terrains vallonées voir raides. Frederic van deWalle, simple amateur qui a battu l'equipe Rabobank sur un CLM valloné, l'equipé Tim Biesemans qui a mis plusieurs tours à une horde de cyclistes droits de Seine et Marne sur parcours avec une pente de +12%, Werner de Hammer suivi par Vincent Pfister ont relegué tous les cyclistes droit à plus de 5 minutes lors d'une course en 2003 à Génève. Des éxperiences humiliantes pour tous les cyclos droits qui au départ avaient pu jurer la défaite des 'couchés'.
Mais tout reste à
faire : l'exemple d'un patineur de vitesse de 50 ans qui aujourd'hui est
capable de patiner plus vite
qu'à 20 ans, comme
le niveau de ce sport a tellement progressé, nous montre qu'il nous
faut ces pionniers qui ouvrent la voie.
Et que ça se joue
en partie dans la tête. Monter la face Nord de l'Eiger, il fallait
4 jours à 4 personnes (et de nombreux morts!) il y a 50 ans.
Aujourd'hui il y en a qui
mettent 4 heures en solo. Cette histoire de cols n'est pas finie!.
Pour l'instant le vélo
couché s'est trop acharné sur les vélodromes. Après
des années de pratique et d'experience de vélo couchés
en compétition
sur les cols le tableau
se retrouvera peut etre inversé.. Actuellement on attend des exploits
de quelques uns de reléver le défi d'un sport tout entier.
Puis
sachez que Georges Mochet qualifiais déjà les remarques
des capacités en col du vélo horizontal (le nom des années
30) de "calomnieuse" :
"Il
est évidemment démoralisant que après avoir dominé
des cyclistes ("droits") que vous savez plus fort de les retrouver
dans
une forte cote où seule la force du mollet domine." Voilà
ce qui resume bien l'histoire entre Mochet et Armstrong : faut s'entrainer!
5. LE POIDS DES VELOS COUCHES
Le poids des vélos
couchés est souvent décrié. Par des cyclos droits
mais aussi par des utiisateurs eux memes qui apprennent sur le tas que
le poids d'un vélo
est constitué d'un
cadre, des équipements et ... des accessoires! La plupart
de bonnes marques de vélo couché proposent des modèles
de cyclosportif au cyclorandonneur. Un vélo couché de base
pour la ville, utilisation quotidienne ou le voyage est au même
poids voir plus léger qu'un vélo artisanal d'un grand
constructeur pour la même utilisation. Avec un rapport poids/solidité
nettement supérieur! (essayez de casser ces monopoutres!)
Opération commando
: Optima Dragon dans la jungle thailandaise
Le poids, accessoires compris, autour de 15,5 kilos, par exemple d'un Optima Dragon, vélo randonneur typique en aluminium, est inférieur à celui d'un vélo complét pour le Tour du Monde d'un constructeur artisanal français. Les cadres classiques sont en acier à ce diametre, lourds, et leur tringlerie pour bagages est de loin plus encombrant. Trop souvent le poids des vélos droits de course ont été comparés aux poids de vélos couchés de randonnée, accessoires compris, créant des écarts fantomes! Certains utilisateurs, friand d'accesoisses, comparent leur modèle de randonnée de 15 à 17 kilos avec porte bagages, compteur, klaxon, fanons et saccoches, tout en se demandant pourquoi le style n'est pas plus leger que ce vélo droit de course. Faites donc abstraction des accessoires et des éléments qui confèrent confort et sécurité (suspensions, freins à disque) pour comparer ce qui est comparable.
Pour resumer : dans le pire
des cas le cadre d'un vélo couché d'une marque connue pèsera
peut-être de 0,5 à 1,5 kilo plus lourd qu'un cadre classique
:
ce n'est pas cela qui explique
une difference de 5 kilos ou plus au poids final. C'est le poids que l'on
paye pour les équipements et accessoires
de confort et de sécurité.
Ce n'est que dans la categorie
course qu'un vélo couché de bonne fabrications est plus lourd
qu'un vélo droit en comparaison, longueur de chaine, roulettes
et siège oblige. Les fabricants des vélos couchés
évoluent avec leur marché des clients potentiels.
Avec l'emploi des aluminiums
allegés, du titanium et du carbone, avec l'arrivée des équipements
(roues) haut de gamme pour vélo couché,
des poids qui commencent
à s'approcher de ceux des 'droits' sont desormais possibles.
Pour ceux qui veulent mettre
le budget et les mêmes concessions (soins, durée de garantie,
confort) un vélo de course couché léger est à
votre portée.
Enfin à vous de choisir
si en matière de vélos de course un kilo de moins pour le
même budget sur un vélo droit équivaut 30% de résistance
à l'air en moins
sur un vélo horizontal.
Pas plus léger
mais nettement plus beau qu'un vélo classique!
Mais n'oublions pas que le
poids est important certes mais pour le rendement du vélo il y a
des limites qui ne sont pas forcement les mêmes qu'en vélo
droit :
la faible masse (inertie)
de certains élements n'ont pas que des desavantages, surtout si
vous pésez un certains poids de muscles et qu'il faut transmettre
vos forces au cadre, un
poids raisonnable plus élévé s'impose. Même
en col. Certains de nos coureurs préfèrent un Baron plus
lourd et efficace de série à un Baron allegé au maximum.
Donc encore à vous de péser les 'pours et contres' entre
performances, confort, solidité et prix, en fonction de votre programme
d'utilisation. Mais l'argument du poids en facteur 'handicap' ne concerne
plus le vélo couché. Optima proposait déjà
en 1996 un Baron de course à moins de 10 kilos.
En 2005 toutes les grandes
marques ont des modèles entre 9 et 11 kilos sur catalogue. Le marché
évolue et le client averti choisit son modèle pour une utilisation
de plus en plus spécifique. Les fabricants s'y sont adaptés
: remunerez leurs efforts en investissant dans une affaire qui roule.
| DEBUTER
en
VELO COUCHE |
Non ce n'est pas casse gueule!
Une personne deténdue arrive à partir correctement entre
30 secondes et 30 minutes. Certains ont les bons reflexes
dès les premiers
tours de pédales. Mais c'est rare qu'il faut plus de 30 minutes
pour un débutant pour demarrer, s'arreter et faire des virages correctement.
Comptez une journée
pour être à l'aise et ne plus avoir de surprises.
L'auteur parle d'une expérience
de plusieurs milliers de personnes. En général les enfants
y arrivent du premier coup. Plus la personne est détendue
et a envie d'y arriver (quand
on veut on peut!) plus le premier départ est facile. L'épouse
crispée et contrainte par son mari et qui n'a pas grosse envie de
ces engins bizars n'y arrive jamais! Le principal est de faire les premiers
50 mètres : une fois réalisée on se demande toujours
qu'est ce qui a bien pu sembler si compliqué!
Quelques conseils : si vous
pouvez, commencez par un modèle guidon haut à hauteur moyenne
(dans la gamme Optima le Lynx).
Le guidon haut vous donne
des répères "classiques" et le pied à terre dans toutes
les circonstances est tres rassurant. En guidon bas ou USS le guidon peut
obliger, selon votre taille, de n'avoir que les pointes des pieds qui touchent.
Les modèles à
ras de sol (Baron, Stinger) demandent une réaction vive par la faible
hauteur du siège qui rend difficile de vous rattraper aux premiers
démarrages
avec les pieds correctement
placés. Pas impossible, mais commencez plus haut si vous le
pouvez.
Ensuite ne vous encombrez
pas avec des conseils techniques précis. Abstenez vous de
vous faire aider : vous allez contrebalancer et cela ne mène à
rien.
Regardez la route au loin
et non pas vos pieds. Détendez vous, surtout des bras. Couchez le
dos pour être en contact avec le siège.
La stabilité directionnelle
viendra surtout de la vitesse donc appuyez franchement sur les pédales.
En dessous de 5 km/h aucun vélo est stable
donc lancez vous franco...
Si vous pouvez un faux plat est idéal pour debuter.
Cherchez un terrain qui
ne vous oblige pas de rouler droit de suite. Evitez donc les pistes cyclables
et cherchez un grand parking vide.
N'allez au contact du reste
du traffic qu'après une bonne prise en main
QUEL
MODELE?
Pour le choix des modèles
sachez que vous êtes sur un site d'un constructeur de vélos
couchés à base court (SWB) et à traction arrière
(chaîne
sur la roue arrière) pour un tas de bonnes raisons pratiques et
qui se sont averés efficaces en compétition et voyage.
Avec des guidon bas (USS) pour les voyages et la randonnée, en général,
et des guidons haut pour la vitesse et des raisons pratiques. De
nombreux autres modèles à configuration différente
existent, et trop de "marques" encombrent le marché confidentiel.
Dans ce chapitre nous parlons du vélo couché en général
et nous ne developperons pas votre choix de modèles.
Pour voir si un modèle
dans la gamme Optima vous correspond cliquez
ici
|
|
Il ne manque pas de sites
pour trouver des sujets intéressants sur l'histoire et l'origine
du vélo horizontal ou couché.
Il est important de bien
comprendre l'histoire afin d'agir efficament pour la promotion de nos vélos
pour l'avenir.
Trop d'idée fausses
circulent. Ci dessous on vous explique l'histoire vu d'un point de vue
personnel pour comprendre comment le developpement
du vélo horizontal
fut freiné et comment faire pour progresser.
Lés vélos
horizontaux non carenés
Des vélos en position
assise/horizontale ont existé depuis la fin du 19° siècle.
Avant l'arrivée de la transmission par chaine cela concernait surtout
les tricycles.
En moins de 10 ans après
les premiers vélos 'conventionnels' de Stanley et Sutton et de Starley
les premières images de modèles couché, façon
Low racer d'aujourd'hui, apparaissent déjà dans la presse.
Une image de 1893 montre nous déjà la position de Low Racer
avec une tendance sieste que l'on a eu du mal à s'en defaire.
En 1897 la marque Challand
sur catalogue proposait déjà un vrai vélo assis/couché,
dont 1 modèle meme avec traction avant. Il y avait déjà
des modèles à guidon haut et bas. Puis des vélos confortables
à pédalage horizontal de série ont été
fabriqués par Brown aux USA, le vélo assis avec cardans
de Jarray,
vendu en nombre, et meme
Peugeot avait un modèle assis base longue, sur sa catalogue des
années avant guerre (la 1ère de 1914)!
Jusquà la 2ème
guerre mondiale de nombreux vélos horizontaux furent construits
par différents ateliers, dont le Vélo-Vélocar de Mochet
et proposés sur Salons
de vélo et par publicités dans la presse écrite. Vélorizontal
construisait une version améliorée (ligne de chaîne)
déjà du vélo Mochet sous licence du dernier. Des inventeurs,
des fabriquants, dans le domaine du vélo tout a été
reinventé plusieurs fois, sauf sa roue.
Dans un premier temps les
apparitions de modèles horizontaux mettaient l'accent sur le confort
et non pas sur la vitesse supérieure encore inconnue, même
si les routes étaient mauvaises et les suspensions absentes. Mais
des inventeurs de tout bord et de tout pays ont oeuvré en parralèlle
souvent sans le savoir : le vélo couché n'est donc pas d'origine
française ni hollandaise mais internationale. Avant la 2ème
guerre mondiale on trouve déjà des exemples dans la plupart
des pays européens de modèles couchés destinés
au grand public. Sans oublier l'allemand (de l'Est) Paul Rinkowski qui
sortait déjà des vélos couchés suspendus et
à roues pleines (!) dans les années 50, il faut attendre
40 ans pour revoir des tentatives sérieuses dans certains pays europeens,
le Vélérique en Belgique, le Roulandt en Hollande,
fin des années 70, suivi par Flevovike dans les années 80,
puis la liste des marques 'grand public' M5, Optima, Challenge et
HP qui ont su s'imposer par la suite. On ne va pas tous les citer ici (et
par la même occasion ignorer les marques et tentatives US)
car aujourd'hui il y a presque plus de marques que des clients potentiels.
Mais en 2005 il n'est plus difficile de faire le tri entre véritable
fabricant avec une gamme durable et renouvellée, des constructeurs
à plein temps donc, et les projets de fond de garage souvent périmés
source de déception comme on a souvent vus dans les années
90.
Depuis de le début
des années 1990 le vélo couché connait un marché
confidentiel d'utilisateurs dans la plupart des pays d'Europe du Nord et
d'Amérique.
Toujours est il que pour
exploiter pleinement son potentiel ne peut se faire reconnaitre sérieusement
que après un developpement sérieux de l'image sportive
auprès du grand public
: pour l'instant nous sommes toujours en bas de l'escalier faute de structure
efficace pour la promotion de ce sport.
Ce qui nous interesse ici est de comprendre l'histoire du sport du cyclisme horizontal, facteur essentiel pour l'essor des produits pour le grand public.
Sur piste..
Pour les premiers exploits
sportifs le vrai hommage concerne 3 hommes : Francis Faure et Charles
et Georges Mochet.
Charles mochet, le père,
fut constructeur du Vélocar, une voiture à pédales
à 4 roues avec carenage à 2 places assises
commercialisés dans
les années 20 (jusqu'aux années 50). Les clients qui ne pouvaient
se payer une voiture découvrirent les avantages
aérodynamiques de
ces engins. Afin de exploiter ce potentiel les Mochet construisèrent
un Vélocar à 3 roues qui ils ont testé sur le Vélodrome
d'Hiver
de Paris. Pour contrer la
facheuse tendance à survirer voir basculer dans les courbes lors
des premiers tests sur ce vélodrome
très court un essai
fut fait avec un modèle à 2 roues. Ni plus ni moins un vélocar
coupé en 2 non caréné, brèf un vélo
couché.
Mochet, père et fils,
ne decouvrirent pas que des avantages en virage...
En 1932 des essais avec
des cyclistes 'du coin' , Martin et Castelain à Longchamps (!) donnaient
le même effet qu'à ces jours : ils dépassèrent
tous les cyclistes qui s'y
entrainèrent en fixant le meilleur chrono à 4,55".
Vite les Mochet ont été
amené à prouver leurs impressions de vitesse par un records
officiel et c'est là où leur role fut primordial.
Cette histoire est très
passionnante : ici on ne peut que le résumer.
Mochet, le concepteur, et
Faure, le coureur, ont été les hommes qui ont eu tort ou
raison de prouver l'efficacité des vélos recumbents face
aux vélos droits.
Leur succes fut fatal pour
son developpement pendant plus d'un demi siècle.
Après avoir cherché
en vain un cycliste professionnel connu, Georges Mochet avait trouvé
en Francis Faure, vainceur des 6 jours de St Etienne, le coureur qu'il
lui fallait pour demontrer la supérorite du vélo couché
en performance pure. Beaucoup a été ecrit sur Mochet, mais
peu sur Faure, qui était un athlete hors pair, bien que moins connu
que son frère Benoit, il fut un excellent sprinter et se révela
très efficace sur vélo...couché.
Le 7 juillet 1933 il roulait
avec le vélo de Mochet sur le vélodrome du Parc des Princes
sans aucun carenage à une vitesse que beaucoup de 'bentrideurs'
ne pourraient faire aujourd'hui sans leur dose en carbone et leur pointe
arrière : 45,055 KM. Record mondial et absolu à l'époque.
Notez que prélalablement
au record une demande écrite par Mochet fut honorée par
l'UCI. Le vélo couché était bel et bien un vélo
admis aux compétitions
selon les textes de ces
jours.

Avec ce record il était
plus rapide que l'ancien record de Oscar Egg en vélo droit de 44,077
Km/H.
Quand un certain Maurice
Richaud (Fr) en septembre et le hollandais Jan van Hout en aout 1933 ont
eux aussi dépassé ce record de Egg,
mais tous 2 moins rapides
que Faure, l'UCi s'est réuni pour définir quel record valider.
Il ne faut pas dramatiser
ici un complot de l'UCI comme certains le font souvent, même si Mochet
avait raison d'invoquer le "fair play"
pour protester contre ce
déclassement après coup.
Certainement a joué
le fait que de nombreux changements avaient eu lieu ces dernieres décennies
et que les cyclistes
voulaient une arme standard
pour se battre, enfin, sans avantage par le matériel. Comme au tennis!
La période du grand
Bi n'était pas si loin et le dérailleur fut juste admis après
de longues tractations.
Et peut être qu'il y a eu des pressions de la part de fabricants
et de coureurs. De l'autre côté
les français possédant
grâce au Faure quasiment tous les records étaient plutôt
pour, ainsi que le Président de l'UCI de l'époque,
encore un français,
Rousseau. Donc les raisons que l'on peut invoquer sont nombreuses. Pour
rélativiser cette mise au placard notons
aussi que Maurice Richaud
a établi des nouveaux records "droit" en 1935 et 1936 à 45,4
....supérieurs à celui de Faure en couché.
On a donc râté
un duèl très intéressant... avec vainceur inconnu,
bien qu'en poursuite et en confrontation directe sur piste (très
apprecié à l'époque
des vélodromes) Faure
battait Richard!
Et rappellons aussi que
le record en position couchée non caréné de Faure
fut tout d'abord battu par un vélo droit caréné (!)
par Berthet et son Vélodyne
à 48,6 en septembre 1933, le premier des 2 records. Record non homologué
également car interdit depuis 1914.
Oui le 1er "VPH' était
donc bien un vélo droit.
En tout cas l'écart
de vote de l'UCI n'était que de 12 voix contre le record de Faure
(58 contre, 46 pour).
Le record du Faure fut
relegué aux rangs de vélos spéciaux. Dans lesquels
se trouvent maintenant aussi les records de Rominger et Boardman des années
'90 en vélo droit très très aérodynamique...
A nouveau les records de Merkx et Boardman à 49 km/h sont en haut
du tableau. On ne peut pas maintenir un complot de l'UCI contre le vélo
couché comme on le lit souvent, mais plutôt que cette fédération
conservatrice préfère mettre l'exploit sportive que technique
en avant. C'est même grâce à, ou à cause
de Faure, entre autres, qu'en 1934 l'UCI a mis au point les régles
strictes et contraignantes de hauteur de pédalier, selle et de géometrie
de base pour les vélos droits! Des règles arbitraires et
très contestés s'appliquant à toutes les vélos
de course.... suite au record de Faure!
En quoi, un recumbent a
obligé les cyclos droits à de nombreuses contraintes dans
leurs constructions pour des longues années à venir...
Le vélo horizontal
a obligé le vélo droit à se définir.
La décision de l'UCI
peut aussi paraitre comme logique (comme l'a dit bien Frederic Van de Walle,
champion belge :" on ne laisse pas courir les Formule 1 avec les Formule
3000, et on peut constater cette séparation en catégorie
pour faire justice aux sportifs dans tous les sports."). Sauf qu' en ce
qui concerne le vélo couché il ne s'agissait pas d'un simple
gadget ou d'un élément ajouté tel le turbo en F1 mais
bel et bien d'une invention majeure qui handicappera le sport cycliste
tout entier l'obligeant à continuer de peaufiner des vélos
moins efficaces et de géométries dépassés pour
des longues années à venir.
Pour l'essor du vélo
horizontal le problème était surtout qu'après cette
décision de l'UCI il a manqué d'acteurs commerciaux et
de coureurs, pour donner un élan au nouveaux sport (vélos
spéciaux) de s'intégrer à l'UCI. Comme on ne pouvait
pas faire rêver le public, le vélo couché exclu des
compétitions, il n'y avait plus de raisons commerciales pour financer
des investissements pour le faire connaître. Il n'y avait pas encore
de Cyclocross (où ils courent souvent à pied, hmm!), VTT,
BMX, Horseball et que sais je, integrés avec succès dans
la Fédération, destinée à promouvoir toutes
les branches du sport cycliste.
Demonstrations
en public...
Les participations de Faure
furent nombreuses à des courses sur vélodrome mixtes et les
confrontations étaient suivi par
le grand public avec interêt
et relayées dans la presse. Les compétitions entre
ses engins 'interdits' et trop rapide attiraient du mondesur les vélodromes.
Dans la presse il y avait aussi bien de nombreux journalistes défenseurs
de Mochet et de ses coureurs, d'autres clairement partisans du vélo
unique défini par l'UCI.
Gagnant presque toujours,
Faure fut imbattable en poursuite et 5.000 mètres. Après
le contretemps à l'UCI ces confrontations étaient abandonnées
quand la presse autour de
cette décision tumultueuse s'est calmé. Francis Faure mourut
en 1948 en Australie.
Sur route....
Pour la histoire complète
des vélos couchés, souvent ignorée, notons les
exploits sur route de l'espagnol
Manuel Morand, en 1933 et 1934.
Finissant en haut des tableaux d'une quinzaine de courses (Paris Limoges*
/ Paris Angers / Paris Troyes / Paris Contre etc) il roulait tout
seul en tête contre des équipes au complét et sans
assistance en ménant à des vitesses de 50 km/h, ce qui rendait
des échappées impossibles. Suite à ces faits d'armes,
Mochet (encore lui!) fut approché par quelqu'un qui voyait bien
qu'il suffissait de former une équipe de coureurs en vélo
couché pour tout remporter. Il proposait à Mochet de
se lancer pour la construction de ces vélos pour le Tour de France
de 1934! Mochet ne repondit pas à cette lettre comme l'auteur
de l'offre fut put respecteux avec Morand. (source Arnfried Schmitz). Donc
pas de TDF en équipe horizontale suite à cette mésentente!
Comme en France le fédération
cycliste UVF a appliqué les règles UCI que tardivement des
entrées en course classique furent possibles encore quelque temps.
Oui, l'essor possible dès
les années 30 du vélo couché n'a pas eu lieu suite
à de très nombreux facteurs... on peut appeler ça
: "pas de chance!"
Tirons en des leçons
pour l'avenir. Surtout que l'intégration éventuelle sur route,
dans les années 30, avec la folie TDF, aurait eu un impact nettement
plus important que les records sur piste sur le grand public. Un fort lobby
avec des équipes aurait autrement impressionné l'UCI qu'un
simple coureur
qui tournait autour de leur
table de décision en 1934.
Notez aussi que Georges
Mochet mourut durant l'été 1934 et que sa famille avait autre
chose en tête que s'occuper des homologations...
*certains disent une
victoire sur Paris Limoges : pas vérifié par l'auteur. Si
vous avez des infos?
Morand, le Vincent Pfister
des années 30, seul contre le reste du péloton!
Si on suit l'histoire, on
comprend que de nombreuses pistes restent à explorer pour que les
vélos couchés simples intègrent les fédérations
cyclistes classiques,
en catégorie "vélos
spéciaux" ou en créant une autre catégorie à
part ( le BMX n'a pas non plus les cotes d'un vélo de tour de France!).
Ce ne sont pas des vélos
interdits, ce sont juste des vélos pour lesquels il faut une classe
à part. Il suffit de le vouloir.
Pour les compétitions
en carénage un vrai exploit est venu en premier d'un coureur, encore
en vélo droit : Marcel Berthet qui, malgré les
interdictions de l'UCI, conduisit le premier vélo carené
à s'approcher des 49,9 km/h, aussi en 1933 à Monthlery!
Et à 47 ans. Dire des possibilités des uns et des autres
en carénage, droit ou couché....
Entre Mochet/Faure et Berthet il y avait une saine compétition avec échange d'idées et un contact cordial et sportif. Ce record de Berthet en vitesse absolu sur l'heure fut repris par un 'couché' en 1939 à Vincennes (la Cipale inchangée!), toujours par Francis Faure, mais cette fois en carené qui rassemblait déjà fortement aux fusées de ce jour.![]()
Ne pensez pas que vous êtes le premier à fouler La Cipale en carénage : Berthet, 1933
La période de la 2ème
guerre mondiale amis fin temporairement à toutes ces tentatives
joyeuses en bicyclette...
Il a fallu attendre les
années '70 pour que un regain nous vienne des USA par la
fondation du mouvement IHPV (mouvement international des véhicules
à propulsion humaine) par Chester Kyle et Jack Lambie. Des projets
universitaires qui ont ensuite eu echo dans le monde des amateurs cyclistes
à la recherche d'engins écologiques et propres (dopage).
On ne peut pas dire qu'il y a un lien clair avec les essais de Mochet,
donc dire que c'est grâce à un tel ou un tel qu'il y a le
vélo couché à ce jour.... Les universitaires américaines
ont commencé par des essais avec des vélos debout carénés
et qui petit à petit ont adapté la position couchée
en fonction de leurs habilllages de plus en plus bas ou en fonction de
la stabilité pour les engins aquatiques (le planing sur un vélo
debout faut le faire!). Puis l'entreprise Dupont a joué un grand
role en offrant une somme importante d'argent (18.000 $) pour le sprint
qui a permis d'entretenir la course plus d'une décennie et qui est
toujours d'actualité pour les record à Battle Mountain en
automne pour la vitsse absolue. Il s'en est suivi une interminable chasse
aux records par des engins aux noms mythiques comme Gold Rush, Cutting
Edge et Vector. Entre universités, des challenges entre pays et
ensuite entre clubs HPV. Déjà en 1979 Fred Markham dépassait
la barrière des 80 km/h. En France il y avait le Nilgo de Brichet,
conduit par Laurent Chapuis. Pour les détails voyez sur les sites
de IHPV ou consultez un bon livre comme celui de Gunnar Fehlau. A ce jour
(/12/04) les records sur terre sont detenus par le Canadien Sam Whittingham.
Sur l'heure à 84,25 km/h et sur les 200 mètres lançés
à plus de 130 km.
Les vélos couchés
carénés détiennent bien tous les records : en version
non carénés le vélo droit est toujours devant,
faute de coureur professionnel et sponsoring. Optima a l'honneur d'avoir
fourni le vélo d'entrainement à Sam Whittingham, un Baron
avec lequel il a participé à ces compétitions en Grande
Bretagne et aux US. Ses exploits de records sont réalisés
dans le fameux carénage Varna Diablo dont les versions sont ameliorées
tous les ans. Le regain d'interêt pour les compétitions et
le souci d'écologie avec un transport propre ont contribué
(mais pas exclusivement) à la naissance des premiers
constructeurs de vélos
couchés pour un plus grand public. Ces précurseurs se trouvent
aussi bien aux USA, Anglettere, Allemagne et en Hollande dès la
fin des années 70. Produit en petites quantités au début
il est difficile à faire la différence entre le fabricant
professionnel et l'amateur du weekend. Une raison pour ne pas les citer
(et de ne pas être chauvin!). Depuis le milieu des années
90 quelques fabricants se sont averés stables : ils confirment leur
présence aussi bien sur des compétitions en s'adressant aux
coureurs que par une gamme destinée au grand public. Le marché
du vélo couché non caréné est confidentiel,
néanmoins les fabricants sont présents dans la plupart des
pays européens et américains, proposant leur modèles
au cyclovoyageur, cyclosportif et au cycliste urbain.
Les vélos carénés
pour le grand public existent aussi : ils sont à 3 roues et peuvent
être interessant dans des pays plutot plats et à la météo
variable.
Son encombrement et son
poids font que ils ne peut se développer rapidement et même
si on en parle beaucoup sur les listes HPV ils s'adressent contrairement
aux 2 roues à une
poignée de personnes en ce moment. Ces vélomobiles sont utilisés
par quelques centaines de personnes en Hollande et par quelques précurseurs
en France, Suisse et Allemagne. Pour tirer les vrais avantages de ce type
de vélo il faudra construire un réseau de pistes cyclables
à part, de grande largeur et avec peu d'arrêts, brèf
pas pour demain.
Ici nous préferons
éveiller votre interêt pour un sport à la portée
de tous : le pédalage en position horizontale avec tous ces avantages
sans carenages compléts!
AVENIR
L'auteur du texte ci
dessus espère juste vous convaincre de vous mettre au vélo
horizontal au plus vite et de goûter à ses plaisirs de conduite.
Tout ce qui est écrit
ci dessus est plus ou moins vérifiable et vérifié.
Quant à l'avenir voici quelques pensées personnelles que
je me permets
suite à une expérience
de promoteur à plein temps presque bénévole en Europe
de 10 ans , en fréquentant tous les milieux du cyclisme
horizontal, de l'usine
des fabricants aux compétitions des assocations, en faisant découvrir
ces vélos au cycliste sportif au client handicappé du dos
au baroudeur de Tour
de Monde... Je pense qu'il est vital pour l'avenir du vélo couché
de changer de cap, faute de quoi nous risquons fort de nous embourber.
Pour le développement
du vélo couché on ne peut rien prédire actuellement.
Le grand boom prévu en Hollande à partir des années
95/96 ne s'est pas produit.
Pourtant les avantages du
vélo couché sont indéniables. Nous allons analyser
une de ses raisons plus en détail : l'élément sportif.
En attendant le vélo
couché s'adresse à un public averti, du baroudeur tour de
mondiste au fan de vitesse sur vélodrome en passant par
l'écolo qui se veut
un monde différent et le montre.
Dans d'autres sports on
a vu aussi des longues périodes d'attente : le flysurf (aile tractée)
a connu 15 ans de développement avant que quelques
images de Hawaii ont fait
imploser le monde de la planche à voile. Beaucoup dépend
du moment et des personnes, le hasard, et le rêve que on arrive à
faire passer..
L'argument que le vélo
est bon pour l'environnement et bon pour le corps n'a mis que peu de nouveaux
pratiquants sur la route.
Croire qu'il suffit de montrer
un vélo un peu plus confortable et un poil plus rapide pour qu'ils
affrontent pots d'echappement et absence
de pistes cyclables est
peu réaliste.Les exemples de Giant, Trel et Cannondale démontrent
qu'un vélo facile d'accès et confortable, assis, ne prend
pas
auprès du grand public.
Il va falloir faire parler le poudre et les performances!
Pour séduire il
faut faire rêver. L'élément sportif auquel on peut
adhérer jouera un grand rôle. Après 20 ans les
constructeurs sont
largement dans le coup à
l'heure actuelle. Leurs produits ont fait de tels progrés que on
ne saura leur reprocher les efforts.
Les vélos couchés
évolueront peu : l'essentiel se jouera sur les composants et les
matériaux : les configurations et géométries
semblent cristallisées
et le modèle européen moderne (base courte avec guidon haut
ou bas) l'emportera selon votre auteur.
Leur prix ne pourra baisser
que après un essor réel du marché et non pas le contraire
comme le voudront certains (qui par ailleurs font tout pour promouvoir
l'occasion, le vélo bricomaison, le vélo couché chinois,
brèf rien qui aide un constructeur europeen ou revendeur qui suinte
de baisser les prix).
Mais le prix comme argument
d'un vélo classique en carbone n'empêche pas les milliers
de cyclistes le dimanche de s'en servir à Longchamps ou Vincennes.
Selon l'auteur de ces lignes,
avec une décennie d'expérience et d'observations derrière
lui, il est maintenant aux utilisateurs et aux assocations de s'impliquer.
Le beau vélo couché
rapide confortable et léger est déjà là. Il
manque les hommes pour les promouvoir efficacement. Avis de recherche aux
futurs Francis Faure!
Georges Mochet a écrit
en 1934 à l'UCI la phrase suivante :"" Ou bien la bicylette horizontale
est une erreur, sans avenir, dans ce cas elle disparaitra
comme elle est venu et
elle sera vite oublié. Ou bien au contraire le hasard a voulu qu'elle
représente un progrés, dont tous les cyclistes d'ailleurs
sont appelés à
bénéficier. Dans ce dernier cas, j'en suis sûr, si
petit que soit ce progès, vous ne voudrez pas prendre la responsabilité
d'empêcher
sa manifestation.""
Dont
acte en 2005.
Que le vélo couché
a son public converti est une chose à peu près sûre
à ce jour. Il sera dificile de faire marche arrière pour
des constructeurs
avec des gammes efficaces
et des utilisateurs emballés. Mais pour que le vélo couché
se manifeste pour le bonheur du plus grand nombre
rien n'est gagné
et la reflexion de Mochet s'adresse aujourd'hui aux structures de vélo
couché et ses utilisateurs de repenser leurs actions
jusqu'ici peu efficaces.
Dans la plupart des pays
la promotion ou l'eventuelle intégration de ces "nouveaux"
vélos est censé être assurés par les associations
IHPVA.
On doit au mouvement HPV,
un regroupement d'associations diverses fondées dans les années
70 et 80 dans les pays nordique et nord américains,
le réveil de nos
machines et un regain d'interêt pour les exploits de vitesse. On
doit donc être reconnaissant à ces precurseurs pour leurs
contributions.
Même si j'ai beaucoup
de sympathie par ailleurs pour un mouvement dans le fond écologiste
et aux idées sympathiques je pense que, aujourd'hui, les associations
HPV sont un frein important au sport pour assurer une promotion auprès
d'un public plus large .
Le constat est qu'il y a
trop d'interêts divers qui font qu'aucun type de vélo n'est
véritablement appuyé ou peut se sortir de ce fourre tout
d'engins roulants (carénés ou pas, 2 ou 3 roues, vélorameurs,
engins aquatiques et volants..). Dans la plupart des pays ces associations
sont en hibernation (surtout l'association mère, celle qui regroupe
toutes les IHPVA) ou se limitent à un echange de théories
sur forums ou mailing listes qui tournent en rond avec très peu
d'activités de rassemblement.
Les utilisateurs plus sportifs
ou moins théoriques commencent du coup à créer des
sites et des assocations parrallèles, pour tenter de faire bouger
les choses.
La mise en parc sur des
compétitions marginales à l'abri de regard du public et des
médias ont depuis 20 ans rien apporté au vélo couché
pour se faire connaître.
Les règles qui s'appliquent
aux compétitions sont souvent source de confusion et les classements
qui mêlent tandems aux 3 roues carénés au modèle
classique à 2 roues découragent les sportifs qui
veulent se battre aux armes (un peu plus) égales. Brèf l'histoire
des années 30 à l'envers... Les coureurs sont là,
ce sont
les structures de promotion
de vélo couché qui découragent!
Ces circuits de compétitions souffrent depuis 20 ans d'une image qui ne seduiront jamais le grand public et dont il faut absolument se défaire pour combattre les préjugés contre notre sport. Pourtant les regroupements de Low racers en peloton donnent des images spectaculaires pour coureur et public , plus spectaculaires que le vélo droit et proche du Formule 1 (si c'etait bien filmé!). Mais les chronos HPV contre l'heure de toute sorte de fusées carenées qui dominent ces rassemblements (des fois des épreuves de 6 heures tourner en rond!) sont ennuyeux à plus soif pour le public et les médias. Au même temps les images tres spectaculaires de 2 roues, avec ou sans pointe arrière (sponsoring!) par contre ne peuvent plus etre reservé qu'aux initiés.. Elles sont trop belles! Le cycliste reste visible et ses engins au ras du sol sont visuellement aussi exploitables que les images du Tour de France. Rêvons un peu!
Le champion HPV belge
Fréderic Van de Walle a écrit en octobre 2003 sur un forum
de bentrideurs anglophones (www.bentrideronline.com) :
"Si l'UCI veut vraiment
promouvoir tous les sports de cyclisme alors nous avons le droit d'exister
comme sport avec leur soutien.
Peu importe la vitesse à
la quelle nous roulerons.
Nous ne devons pas prouver
notre vitesse mais notre sport. Pour cela il n'est pas forcement bien de
se comparer aux vélos classiques
en courant ensemble. Ainsi
l'UCI ne pourra que perdre et honnetement nous interférions avec
un sport parfaitement fonctionnel.
Donc nous ne devons pas
reinventer le cyclisme classique, nous devons reinventer nous mêmes
comme un sport que les organisateurs
voudront à leurs
événements. On nous a promis une catégorie non en
1934? Pourquoi se lamenter à l'UCI tandis que nous n'avons
pas relevé le
sport nous mêmes?"
"Je pense que HPV et plus
précisement les vélos Low racers peuvent fonctionner comme
sport. Pourquoi? Parce que j'ai eu l'experience
de quelques années
de "Low Racing" (vélo 2 roues modèles ras le sol) vraiment
cool et que je sens davantage de potentiel!
Oui nous pouvons organiser
d'autres Battle Mountains et Cycle Visions mais je pense que c'est le sport
de course HPV non caréné
qui nous ramènera
dans la cour de l'UCI et ses moyens d'organisation de courses locales...
"
"Les épreuves chronometrées
sont ennuyeux à mourir s'il n'y pas de courreurs que vous pouvez
reconnaître et suivre les exploits en
direct, même ils sont
rapides de façon absolue".
"Au fond nous n'avons pas
besoin de l'UCI pour organiser des vénéments HPV carénés
en ce moment".
Extrapolez les propos de
Fréderic van de Walle (oui, celui qui a fait une bouchée
de l'équipe Rabobank) et soyons pratiques :
la plupart des cyclistes
"hpv' roulent en Low racer (avec pointe arrière) : leur sport a
un grand potentiel mais il est confiné
sur ces compétitions
d'une assocation IHPV, en déhors du mileu cycliste et bien plus
lourde à faire bouger que l'UCI.
Emprisonné entre
3 roues, tandems, vélorameurs et carénages il ne pourra jamais
prendre son essor sur le plan sportif.
Actuellement les courses
et les exploits actuels sont courrus par des simples coureurs amateurs.
Dans l'état des choses,
et selon le credo HPV, cela restera amateur. Tous les records de cyclisme
en vitesse absolue sont détenus par des
engins carénés,
que le public n'acceptera jamais comme vélos. Tous les records de
vitesse
non carénés
sont détenus pas des vélos...droits! Notez le bien. Il est
averé que un vélo horizontal a un potentiel de 10 à
20%
supérieur à
un vélo classique. Ce qui est énorme. Mais cet avantage est
complètement annulé par le gain d'entraînement (évitons
de polemiquer sur les "produits")
d'un professionnel qui lui
aura au moins 20% de watts de plus sous les pédales! Le meilleur
des amateurs en vélo couché se limitent pour l'instant à
53 km/h (et avec pointe
arrière!). Mais fort est à parier que Armstong ou Boardman
tourneront entre 60 et 65 km/h au lieu de 56 km/h
(Boardman en vélo
spécial). Pour cela il faudra qu'ils s'entrainent au moins 6 mois.
Qui financerait cela?
Un amateur, aussi talentueux
soit il, ne peut accéder au niveau des professionnels du sport
cycliste, sans souci de matériel et avec
un entourage médical
et de soins.
Donc le choix de rester
amateur implique des résultats de chronos et de records qui ne seront
jamais à la hauteur du potentiel véridique
du vélo horizontal
en milieu professionnel.
Tentative de record de
l'heure, organisée par l'auteur, par Aurélien Bonneteau,
19 ans, en 2000.
Comme le plus grand nombre,
donc ceux du Low Racer, semble une branche viable, aussi bien au niveau
de leurs montures, (fabriquées souvent par des constructeurs fiables
et accèssible au grand public) que par l'aspect visuel, il faudra
que cette branche s'autodétermine pour intégrer au plus
vite les instances tradionnelles qui par ailleurs ont très bien
accueilli le BMX et le horseball! C'est un grand cliché de faire
peur de suite avec l'épouvantail UCI et qu'un nombre de règles
va nous tomber dessus aussi contraignantes. L'histoire nous montre que
ces règles sont apparus que pour le vélo couché en
1934 et qu'au présent
pour le BMX seul la taille
des roues et la taille des...coupes (!) est déterminée dans
leur règlements de géometries plus que succinct. Libre à
nous
de laisser rouler traction
avant et arrière : la pratique déterminera le plus convaincant.
Si on fait le choix, volontairement
ou par manque de volonté, de rester dans la situation actuelle,
donc marginale, on accepte tous les risques que cela comporte pour
l'avenir. Le premier avertissement est déjà là : le
sport HPV est stagnant ou en déclin sur les compétitions
au niveau public et au niveau nombre de coureurs.
Je parle de la part d'un
grand nombre de coureurs, surtout les plus jeunes et les plus récents,
que je connais bien personellement qui se sentent étouffé
d'un mouvement IHPV qui limite leur potentiel déliberement en refusant
des choix ou des debats pratiques.
La culture HPV est basée
sur des dizaines d'années d'experiences de tout bord (du plus high
tech au plus bricolo amateur) qui mettent souvent en avant la construction
'maison', l'encouragent, et repassent selon les humeurs tous les ans en
revue toutes sortes de tractions et propulsions déjà vues,
sans que aucun fabricant puisse s'y grêver sérieusement. Ce
n'est pas le but de toute façon. Construire son vélo soi
meme, ce n'est qu'en vélo couché que cette idée fait
fureur. Logique dans les années 70 (il y avait rien), dépassée
aujourd'hui, cette tendance est revelatrice d'une marginalité qui
veut le rester, au fond, et qui est source d'incompréhension entre
fabricants et comités HPV.
Ce qui est d'un côté
une liberté, de mettre l'engin, avant l'homme et d'admettre toute
sorte d'engins, emprisonne le vélo couché de base dans une
marginalité certaine. Les "grands" fabricants de vélo couché
ne voudraient qu'une chose : intégrer le circuit du vélo
classique pour que leurs longs investissements énormes de labeur
et de sueur dans le développement et la promotion du vélo
couché peuvent se faire valoir enfin. Les membres HPV ignorent en
général les fabricants et leurs distributeurs. Pourtant ce
n'est que grâce à ces fabricants, par leur présence
risquée constante pour la promotion de leurs vélos (sur des
salons grand public) que de nouveaux adeptes sont venus au sport et rarement
grâce aux événements HPV intimistes. Si les associations
existantes HPV peuvent enfin se prendre en main et montrer moins d'interêt
pour la théorie et davantage de respect pour les fabricants, les
sportifs et le grand public, les choses pourraient changer. Mais je doute
de la volonté et la souplesse de leurs structures trop floues.
Il ne s'agit ici en aucun
cas d'accuser telle assocation ou telle personne en particulier.
Même une assocation
importante comme celle du club hollandais (2000 membres) n'arrive pas à
faire avancer ses structures
(tous les ans les memes
débats sur les classements qui n'aboutissent pas).
C'est fondamentalement incohérent
avec l'origine du mouvement HPV d'attendre de leur part qu'un jour une
discipline viable de vélos couchés sorte pour un plus grand
public. Par peur de standardiser, contraire à sa philosophie, aucun
progrès n'en pourra sortir pour un vélo qui fera bénéficier
le plus grand nombre
de ces avantages. Mais elle
ne laissera pas échapper son modèle Low racer sans remous.
Il faudra laisser au
mouvement IHPV son rôle important de record à propulsion humaine.
Ceci est son fondement et elle les a fort bien défendu.
Par contre pour un essor
d'un sport de cyclisme horizontal il faudra s'integrer à l'UCI,
comme le BMX, le VTT, et même le vélo artisistique en duo
l'ont fait avant nous! Avec beaucoup de succés. Le temps
nous dira mais il ne faudra pas rater une occasion historique comme en
1934.
Il nous faut des hommes,
ou des femmes, qui savent saisir une occasion historique. Et si vous préferez
rester solitaire ou si la branche cyclosportive ne vous interesses pas,
n'empêchez pas à d'autres s'y interesser dans l'interêt
de tous...
Cela peut se faire dans le
cadre HPV si jamais ils peuvent mettre des priorités et choisir
entre engins et sports. Les connaissant assez bien, soyons pratique
se aventurer à une
choix de l'intérieur est une perte de temps. Encore en 2005 HPV
Hollande refuse des classements distincts, encore moins de promouvoir un
seul de ces engins...
Peut etre que des nouvelles
assocations comme Speedbike en Allemagne et l'AFB en France peuvent enfin
faire le lien entre le vélo classique et le vélo couché.
Nous risquons d'attirer
des nouveaux cyclistes horizontaux en masse : des anciens classiques deçus
du vélo traditionnel par les "histoires" et les contraintes
des réglementations, ceux qui enfin trouvent en vélo confortable,
des triathlètes en quete de nouvelles sensations, des sportifs de
tout bord, séduits enfin par une image moins marginale et prometteuse.
A nous de séduire
et d'etre perspicace dans notre démarche vis à vis des fédérations.
Ne restons pas sectaire, original, ou marginal, ni fier ou revangeard contre
les instances cyclistes mais tentons de convaincre le plus grand nombre,
à commencer par le cycliste classique là où il se
trouve. Sur les compétitions ou sur les fauteuils devant la télé,
où on aimerait passer! Ne gardons pas nos engins pour nous!
Au secours!
What's in a name?
Le nom vélo couché
est celui qui l'on retrouve le plus communement et c'est celui qui est
le plus facile à communiquer aux passants sur votre route.
Même s'il est défendu
par de nombreux francophiles la description est fausse : ni le vélo
ni son bonhomme ne sont vraiment couchés (plutôt incliné)
et il souligne le coté paresseux de trop, d'une image molle dont
certains ne veulent pas. Ce que je signale figure déjà sur
le site HPVFrance d'un texte écrit en 1997 (avant que je me sois
lancé donc!). Rappellons que dans les années 1920-1940 personne
n'utilisait le terme vélo couché mais celui du vélo
horizontal (et toujours au Quebec), plus correct et plus flatteur... Dans
aucune correspondance des Mochet j'ai pu retrouver le mot couché.
Le mot VPH, Mochet l'utilisait pour décrire Berthet et ses carénages
en vélo.. droit! Que l'inventeur du mot vélo couché
veuille bien se présenter pour validation. Utiliser tel ou tel mot
n'a aucun sens historique et implique en France que on est telle ou telle
"tendance". Si vous êtes tendance française historique
vous parlez vélo horizontal.
Les autres termes qui circulent
sont VPH ou HPV : il s'agit de termes qui sont revenus dans les
années 70 (voir histoire) des USA. En français : Véhicule
à Propulsion Humaine et en anglais Human Powered Vehicle. Georges
Mochet les a utilisé retroactivement dans ces commentaires.
Si on tient à ce
nom, les engins à propulsion humaine devraient donc rassembler du
skateboard jusqu'au vélo.... classique.
Puis expliquez donc que
vous êtes sur un VPH, un véhicule propulsé
par un humain à la jeune fille qui vous questionne..
Aux Etats Unis et sur les
sites anglophones (www.recumbents.com, www.bentrideronline.com) des plus
visités on utilise généralement le mot recumbent
(anglais : incliné) pour les vélos couchés simples
et HPV pour les engins de records. Recumbent a été abbrevié
aux USA en 'bent' (seul hic : les brittaniques en ont
une autre connotation que je vous laisse découvrir), et qui est
souvent decliné en 'bentrider' pour le cycliste
En France le mot bent n'est
pas apprecié par ceux qui n'aiment pas les anglicismes. Pourtant
on utilise par ailleurs trike (mot anglais pour décrire leur tricycle)
ou HPV sans problèmes, et certains s'interessent peut être
même au foot ou au surf. Puis les magazines de VTT par ailleurs sont
une suite de mots anglais : dirt, freeride, style, full, downhill... Tout
ça juste pour vous dire que toutes les dénominations ont
leurs incohérences et qu'il est donc dommage de voir des incompatibilités
d'humeur en 2005 juste pour le nom du jouet. Anglicisme, erreur francophone
ou abbréviation peu pratique, utilisons ce qu'il nous semble bon
sans séparation de personne! Puis l'avenir nous dira quelle
terme prendra le dessus.
Les médias ou peut
etre un grand nombre d'utilisateurs imposera son nom par la suite.
En faveur du vélo
couché plaide Internet et ses moteurs de recherche. En sa défaveur
: comment monter une association s'il est impossible de dériver
un nom français pour l'utilisateur : vélo couchiste...
cela n'a pas l'air de le faire. HPV-iste non plus. Donc faut encore chercher
le nom de l'utilisateur...
Dans d'autres sports on
utilise sans arrière pensée du skateboardeur au footballeur.
Bentrideur pourrait faire l'affaire.
Mine de rien sans dénomination
il est difficile d'intégrer la FFC en tant que pratiquant! C'est
juste un détail mais c'est pas gagné!
En attendant le vrai essor
du CYCLISME HORIZONTAL de Mochet et Faure...
Texte : Mark Scherpenzeel
Membre HPV France depuis
1997 et AFB depuis 2002.
Photos récentes :
Optima/Airodin
Photos et sources historiques
: oublié ou trop nombreux pour citer...!
Parmi les meilleurs : www.velororizontal.com,
www.wisil.recumbents.com