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Le vélo couché vous interesse?

AVANTAGES
INCONVENIENTS
LES COLS
DEBUTER/progresser
HISTOIRE/avenir
AVENIR

Lance Armstrong a dit : when they pass it we'll be on it! (velonews .com febrier 2002)
(trad. : "quand l'UCI les admettra on sera dessus!")

Si la fédérations cycliste UCI n'avaient pas interdit le vélo horizontal pour leurs compétitions en 1934 (à quelques voix près!), suite à ses records de l'époque, grande chance que, aujourd'hui, vous roulerez sur un vélo avec un vrai siège, pieds en avant, le corps bien soutenu. La seule position sans perte d'énergie et de souffrances inutiles. Le seul vélo qui s'adapte au corps et non pas l'inverse.
Si vous voulez en savoir un peu plus, ci dessous l'essentiel sur les vélos couchés, ces engins roulant à haute vitesse et à basse altitude.

Pour designer nos engins plusieurs noms circulent, comme c'est souvent le cas dans d'autres sports. Dans le texte ci dessous on vous parlera de vélo couché
ou de vélo horizontal (l'expression de l'époque Mochet),  comme vous êtes néophyte. Les mots VPH, 'bent (abbréviation US de recumbent) ou trike pour un tricycle (anglicisme de tricycle) sont aussi utilisés.
 

AVANTAGES

Les caractéristiques principales du vélo couché sautent aux yeux en regardant l'image d'un Baron Optima vs un vélo droit : la hauteur et la position du corps.
Les avantages de pédaler dans cette position sont si nombreux que nous les énumerons ci dessous :

1. LE CONFORT
Le vélo qui s'adapte au corps et non l'inverse!  Phrase de votre auteur de 1997 qui resume bien ce qui diffère le vélo couché
du vélo droit. Sur ce dernier la géométrie s'adapte avant tout à la longueur et la plus idéale de la chaîne, la plus courte et la plus droite
pour maximiser le rendement. Mais un tas d'autres facteurs peuvent apporter plus de Watt que le simple positionnement de la chaîne au centre de la machine : et surtout votre corps! Il est évident que le dos et l'ensemble de la périnée sont à 100% soulagé dans cette position semi couchée.
Comparez bien la postition du cycliste droit, source de nombreuses tensions musculaires et celle de l'horizontal, détendue.
Beaucoup de cyclistes sportifs ont du abandonner leur sport favori suite aux tensions imposées au dos et aux appuis à l'entrejambes
après des milliers de kilomètres, ou continuent tant bien que mal dans cette position peu confortable.
Nombreux sont ceux qui sont venu vers le vélo couché uniquement pour cette raison d'ailleurs.
La nuque et les poignées sont d'autres parties du corps entièrement soulagées par cette nouvelle position.
Qui dit confort dit aussi absence de dépenses inutiles d'energie (tensions) : sur des longs trajets, et notamment en voyage extreme, le facteur ludique du
confort peut vite se reveler VITAL. Pour cette raison l'image du vélo couché est souvent véhiculé par des voyageurs à long cours, ayant bien compris les avantages et le soulagement des organes en appui sur ces distances. On descend bien plus frais d'un vélo couché que d'un vélo droit après un long parcours.
Les modèles à guidon bas se révelent les meilleurs alliés du confort à long cours, encore que les modèles à guidon haut ne subissent aucun appui sérieux du haut de corps ou des poignées, incomparable à ce que l'on ressent en vélo classique du moins.


Dans cette position on sourit tout seul! Optima Dragon (randonneur à guidon bas)

2.  POSITION AERODYNAMIQUE
Sur les vélos couchés, et surtout sur les modèles de course (low racer) la résistance à l'air est d'emblée moindre que la meilleure position sur les
vélos de course utilisés en Contre Le montre dans la Tour de france (les "vélos spéciaux").
Inutile de dire que il en resulte un impotant gain en rendement. De 10 à 20 % selon les modèles.
Seul hic : cet avantage commence à se sentir surtout au desssus de 30 km/h, la vitesse à laquelle la résistance à l'air depasse largement la friction
des roues et des éléments mécaniques. Si vous n'etes pas prêt à endurer un entrainement à atteindre cette vitesse moyenne ou si vous aviez déjà du mal à le faire en vélo droit, vous risquez de ne jamais rencontrer cet avantage important, hormis en descente. Dans ce cas de nombreuses raisons peuvent vous faire opter pour un vélo couché, mais on vous le dit d'avance : il n'y pas de miracles pour aller vite, tout est dans les jambes (et la tête), même en vélo couché !
Par contre un cycliste entrainé ressentira vite les effets sur le plat du CX amélioré. On ne se bat plus inutilement contre la résistance de l'air comme avec l'importante surface frontale du vélo droit. Cette résistance augmente naturellement avec la vitesse donc plus on va vite plus la difference est notable et plus les vitesses élevées deviennent plus faciles à supporter par rapport à vélo droit. Comme preuve les chronos de simples amateurs qui roulent souvent sans entraînement sérieux tous au dessus de 40 km/h sur des épreuves de l'heure lors des championnats de vélos couchés (non carenés) avec un gros paquet de coureurs frolant les 50 km/h.
Petit rappel : le record de vitesse professionnel de l'heure en France (Rivière) est toujours de 47 km/h depuis 40 ans et peine à 44 km/h dans la catégorie à l'eau pure de l'Ufolep en amateur. Faute de structures les amateurs en vélo couché ont toujours du mal à s'approcher des performances des 'droits' professionnels.

Logiquement ceux qui habitent des régions tres ventées ont encore plus raison de passer sur un engin incliné, même si ils n'avancent pas vite.
En descente l'effet du CX est épousoustouflant. Sans pédaler vous devancerez encore vos collègues en vélo droit, ce qui vous donne davantage de calories économisées pour les montées qui vont suivre. En montée l'effet du CX est naturellement nul, à moins de monter, encore une fois, à plus de 30 km/h, ce qui est plutot rare. Nous revenons plus bas sur les pours et contres en col.


Impossible de suivre un vélo couché en descente. Des pointes de près de 100 km/h ne sont pas recommandées mais pas impossibles.
Le cycliste sur cette photo en Optima Condor a bloqué son compteur à 98,3 lors de l'Ardechoise.

Avec un carénage arrière (pointe aero) on peut optimiser encore ce gain sur les épreuves de longue distance de quelques km/h. Surtout utilisés en compétition,
ces habillages en polyester ou carbone augmentent les prestations d'un pourcentage (max. environs 10%) qui varie selon l'épreuve, la hauteur du vélo et son profil.
Les perturbations de l'air derrière le cycliste sont minimisées et les flux s'écoulent jusqu'à l'arrière du vélo autour de la pointe du cycliste qui se sent vraiment "pousser des ailes." Peu pratique au quotidien, on les voit souvent sur les compétitions, esthétiquement réussis (sponsoring inclus) et efficaces pourquoi s'en priver..!
Par contre sur des épreuves courtes (200 mètres) ou des parcours de montagne ces pointes n'ont pas grand interêt et ajoutent du poids.


Le champion belge 2000-2001 Tim Biesemans en Optima Baron avec une pointe en parfait prolongement.

Un carénage complet donne des performances hallucinantes (le record de l'heure est de plus de 84 km/h, celui du sprint 200 mètres lancés de plus 130 km/h, les deux réalisés par le canadien Sam Whittingham 2003/2004) : mais là nous ne sommes plus dans le domaine du vélo couché 'grand public' mais dans celui des HPV, des véhicules à propulsion humaine. Bien qu'ils existent aussi en version utilitaire à trois roues souvent très efficace, leur poids dans les montées, leur encombrement sur la route et leur prix les réserve à un marché confidentiel. Nous en parlerons plus en détail plus bas...

Les carenages avant ou coupes-vent n'ont pas prouvé un gain de rendement à ce jour. Ils vous mettent bien à l'abri de vent de face (important au pole nord, comme les français Magnouloux, pionniers français en voyage à vélo, l'ont prouvé), et un peu de la pluie. Inconvenients, une pointe avant vous expose à la surchauffe, vous brouille la vue et vous rend sensible aux vents de côté. En CX ils n'ont pas eu d'effet avantageux dans un test réalisé pour le bulletin du club hollandais IHPV. A conserver pour ceux qui roulent en tricycle stable dans des contrées pluvieuses.


Tricycle Optima Rider avec HPStreamer, flasques Flevobike et pointe M5!

Puis : la position des vélos classiques, dites "speciaux"  utilisés jadis par Boardman et Rominger en tentative de l'heure ou Armstrong et Ullrich en CLM est presque aussi efficace en termes aérodynamiques que la position sur un vélo horizontal : faut encore pouvoir le tenir plus d'une heure!
Même la position de base d'un vélo classique avec mains sur les poignées avancées est rarement respectée par des personnes plus agées, trop mal en point dans cette posture : donc autant passer sur un vélo couché et gagner en confort et vitesse...!

Puis dernier tuyau aero! ... aucun cycliste droit beneficiera de votre effet 'aspi' si vous le devancez en vélo couché. Vous ne le mettez pas à l'abri, ce qui vous permet de ruser le temps de vous habituer à la nouvelle position..!

3. VISION
Sur un vélo couché on a une vision optimale du paysage et de la route. Le cycliste est en plus grande sécurité ayant tendance à regarder ce qui arrive de loin et non pas la route juste devant lui (surtout quand un cycliste 'droit' commence à se fatiguer). Ce n'est que pour les mètres droit devant lui que le cycliste debout est avantagé (au cycliste horizontal d'anticiper les inégalités dans la route). De plus la position du cycliste classique est source de douleurs dans la nuque s'il veut bien regarder la route. Sur les modèles à guidon bas la vision panoramique avec une vue dégagée à 100% garantit le sourire et invite au voyage.


Vincent Pfister finissant en haut du tableau de l'Ardéchoise 2002 dans une position qui prête au sourire.
4. FREINAGE
Le centre de gravité étant beaucoup plus bas on peut appliquer des puissances au freinage nettement superieures sans risque de 'catapulter'. Optima opte souvent pour les freins à disque sur ces modèles de vitesse pour exploiter ce potentiel qui confère sécurité et qui permet de descendre avec une puissance de freinage en rapport avec la vitesse atteinte. Un peu de surpoids par rapport à des freins classiques, mais au dessus de 70 km/h ça le vaut bien. Puis cela évite de surchauffer la jante de plus petite taille à l'avant en 20" de beaucoup de modèles avec les risques que cela comporte d'éclatement.  Une petite habitude de dosage s'impose pour tout débutant pour s'habituer aux réactions un peu différentes sur un vélo couché, où le centre de gravité se trouve aussi plus en arrière que sur un vélo droit.
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Guidon bas et freinage puissant permettent un 'bent stop' aux avertis, une descente par l'avant du vélo, sur un Optima Condor.

5. SECURITE
Etant proche du sol avec ce centre de gravité bas et centré les chutes se caractérisent en général par des raflures. Saignantes certes mais sans casse en général. On tombe de moins haut et on dérape le plus souvent sur le côté contrairement au vélo droit ou l'on passe en général par dessus le guidon. Ayant les pieds en premier on a aussi une agréable sensation de sécurité dans le traffic ou en descente. On sait que c'est le pedalier avec le tube cadre qui va morfler en premier et non pas la tete du cycliste et sa roue fragile. Cet avantage n'étant que rélatif et surtout psychologique évitons de trop souligner ces avantages en cas d'accident et appelons à la prudence. Pour les coureurs, la position "ras du sol" derriere le guidon étroit rapproche des sensations que l'on ressent en Formule 1, source d'adrenaline lors des compétitions, surtout en vélodrome.


Ici Sam Whittingham en Optima X Low reconnaissable avec son mollet de 130km/h en carénage.

6. RESPIRATION ET CIRCULATION SANGUINE
De nombreux médecins ont indiqué les avantages d'une position horizontale pour le retour veineux. Le coeur est moins sollicité pour ce travail dans cette position et tous constatent une baisse de pulsations à une puissance égale dans cette position. Regardez votre cardio avant de vous asseoir et puis constatez l'économie d'environ 10BPM en position semi-allongée. Nous avons des clients qui ont passé les 70 ans et qui ne pouvaient plus faire du vélo classique dans les cols : le recumbent leur a permis d'y retourner avec une réserve de BPM! Pour cette raison sur les modèles à long cours Optima aligne hauteur de bracket et d'assise afin de mettre les jambes en dessous du coeur même si cela implique un peu moins d'efficacité dans les relances et les montées. Sur les modèles plus sportifs le siège se trouve souvent plus bas par rapport au bracket : c'est efficace certes pour les montées et relances,  mais sur des longues distances cela peut être une des raisons de fourmillements dans les pieds. A prendre en considération lors du choix de modèle.


A près de 75 ans aucun col des Pyrennées fait peur à Jean Toulze en Optima Dragon grâce à sa position sur son vélo (Optima Dragon randonneur).

Pour la respiration on peut soupconner, lors d'un effort violent, en montée par exemple sur un vélo classique, que la liberté du thorax devant et derriere peut ameliorer l'oxygenation.  Peut être une raison,  qui selon le style du grimpeur, avantage le velo droit légèrement en col (avis de l'auteur) lors des accélerations.
Mais pour les trajets de longue durée une respiration diaphragmatique basse non stressée s'impose. Celle que l'on retrouve en position semi horizontale favorise une économie d'energie pour l'appareil respiratoire, en sollicitant moins les muscles de respiration auxiliaires péripheriques (thorax, intercostales), comme en vélo droit. Encore une source de sensation de fraîcheur après une sortie en vélo couché.
Puis.. la position du ventre peut être soupçonnée de donner un bide en vélo droit par les lois de la gravité s'il y a pas un serieux travail d'abdominaux constant... attention, une observation 100% subjective de l'auteur de ces pages observant la posture de nombreux cyclos droits, souvent mince par ailleurs, mais avec bide!

7.CAPACITE DE CHARMEMENT
Sur les modèles de voyage de hauteur moyenne il est facile d'embarquer un nombre de litres impressinant calé ergonomiquement derriere vous. Vous y mettez autant de bagages que sur une vélo droit tout en libérant le guidon et les placant avantageusement sur le plan aerodynamique. La maniabilité reste donc excellente.
La bagagerie spécial recumbent habille toute l'espace derriere vous efficacement, 110litres minimum, mais rien n'empêche de vous servir de vos anciens Ortlieb ou Vaude.. Pour les plus exigeants, les remorques du commerce se fixent comme en vélo droit sur le moyeu arrière.


Propre oui, mais avant le voyage sur l'Optima Condor, le mule roi parmi les vélos couchés.

8. VIRAGES
Sur la plupart des modèles des recumbents vous pouvez continuer à pédaler dans les virages pas trop serrés ayant les pieds loin du sol. Pencher en vélo couché dans le virages ne comporte pas le risque de toucher le sol comme en vélo droit. Inutile de vous décrire les avantages au niveau performance et adhérance.
Nuance : ceci ne compte pas pour les virages en épingle où selon le modèle, votre taille, la taille des pneus et des roues, des manivelles et de la ligne de chaine
vous pouvez toucher la roue, comme en vélo droit on peut risquer de toucher à terre. Mais en général les virages en vélo couché peuvent être attaqué à vitesse supérieure avec un pédalage continu.


Ca!...vous ne pouvez pas le faire en vélo droit. Notez la position du pied intérieur de Bart Bakker sur un Optima X Low.

9. VELO UNI SEXE TAILLE UNIQUE
Pas un avantage direct pour vous mais non négligeable : la plupart des modèles s'adaptent à toutes les tailles. Le réglage à la taille se faisant le plus souvent par un tube pédalier téléscopique (tous les modèles Optima sauf Hopper), sur un vélo couché vous ne pouvez vous tromper. Souvent de 1.60 à 2.00 mètres sans différence de cadre homme/femme. Fini les théories à ne plus en finir sur les géometries sans fin sur un vélo droit pour lequel il faut des experts pour mésurer les cotes (c'est de la médecine préventive pour ne pas avoir trop mal!)!  Pour cacher sa position de base mauvaise le choix de la position sur un vélo droit est primordial : si vous avez mal quelque part il faut nécessairement un avis de spécialiste qui va resoudre temporairement vos soucis. Comme ils sont souvent impliqués dans la vente ou dans la fabrication de cadres ils ne vont pas vous dire qu'ils sont en train de vous méner en bateau. Ils sont souvent bien au courant de la solution à l'horizontale mais ils oublient volontairement de vous indiquer qu'il est temps de passer sur le seul modèle sur lequel vous n'aurez jamais mal : le vélo horizontal! Finis les mésures posturales et discussons sans fin! Sur un vélo couché vous pouvez déterminer tout seul les distances cadres/selle/guidon sans mettre en danger votre rendement ni votre confort.  Pratique pour oser un investissement et de trouver des solutions évolutives, la revente s'en retrouve facile en taillle uni, et vous pouvez le passer à d'autres personnes de la famille de taille différente sans problème.. Vous ne passerez jamais votre vélo classique de rando à votre épouse, en vélo couché c'est possible!


De 0.55 à 1.85, Mathieu (1.55) sur un Optima Dragon.

10. RAISONS MEDICALES DIVERSES
En dehors du confort ( plus jamais mal au dos ni aux fesses)  beaucoup de cyclistes traditionelles viennent vers le vélo horizontal
pour des raisons médicales. Elles sont très diverses : suites d'accidents, séquelles d'opérations variées (vessie, prostate etc.) ou tout
simplement des douleurs insupportables aux lombaires et des hernies discales. Les tricycles jouent souvent un rôle dans la réeducation.
Notre modèle Optima Rider a "depanné" des dizaines de personnes en France désireuses de trouver un vélo adapté, de se remettre au sport et de retrouver une capacité physique qui va doper leur condition générale. Nous avons des témoignages de personnes quasi 'miraculées' pour toute sorte d'affections (parkinson, diabete, surpoids etc etc...). Sur un vélo droit ce parcours n'aurait été que souffrances voir impossible!
Un point (!) que nous voulons 'relever' est celui qui regarde surtout les hommes : même avec la meilleure selle sur un vélo droit vous ne pourrez éviter des points d'appui qui peuvent mettre en péril les canaux qui alimentent votre appareil génital.  De nombreux rapports médicaux demontrent que il y a une forte incidence sur l'impuissance au délà de 5.000 km par an sur un vélo. A vous de réflechir.. vous êtes averti. Cliquez ici si vous voulez en savoir plus..

Mettez tous ses points dans un mixeur et vous obtenez le meilleur vélo de voyage par son confort, sa solidité et ses capacités de chargement....


Optima Condor au Tibet

et le vélo au plus grand potentiel de vitesse grâce à son aérodynamisme...


Sam Whittingham sur Optima Baron standard champion du monde vélo de série 2002

Puis...just for fun!
Après toutes ces raisons de rendement ou de confort... rouler en vélo couché n'a rien avoir avec le plaisir que procure un vélo droit.
Plus pres du sol, l'impression de vitesse est augmentée, negocier les virages un vrai régal et la position même vous donne une impression de rouler en cabriolet,
tout cela sans subir la moindre tension musculaire qur la rotation de vos quadriceps et de vos mollets...
Un monde nouveau s'ouvre à vous, où vous pouvez exprimer votre tendance sportive , philosphique ou écologique. Avec des associations accèssibles avec des compétitions nationales et internationales où chacun peut participer, encore vierge de produits ou de trop de réglementations comme le vélo classique et où la participation prime avant la performance. Pour l'instant!

Avant de devenir hilarant, rappelez qu'il y aussi des inconvenients... :
 

INCONVENIENTS 

1. VISIBILITE
L'argument principal qui freine une introduction rapide de nos bolides nettement plus performants est la visibilité sur la route.
On dirait que ce vélo plus bas, plus aérodynamique, est un vélo d'avenir reservé à un futur avec des pistes cyclables à grande vitesse : le jour où l'homme aura pris conscience des degats qu'il cause à la planete et à sa santé et le peu de respect qu'il porte aux autres usagers de la route.
Souvent l'argument de la visibilité est plus psychologique que reelle.  Un automobliste voit toujours une cannete de bière de 10 cm , un obstacle routier de vitesse de 20 cm, un chat de 30 cm, donc il ne verra pas un cycliste à hauteur de 80 cm pour des modèles les plus bas?
Pour commencer, mettez vous à coté d'une voiture de sports : vous etes sensiblement à la meme hauteur sur un vélo recumbent de course!
Pourtant personne n'a jamais refusé de sortir sa Ferrari du garage de peur ne pas etre vu..


Cabriolet Optima Baron, modèle bas de la gamme, mais aussi haut qu'un Renault Spider et plus rapide en ville pour aller de A à B!

L'argument est donc surtout d'ordre psychologique mais on ne peut nier que la visibilité dans le traffic est un argument de taille, voir le seul, qui plaide en faveur du vélo classique. Les automobilistes vous voient tres bien mais ils peuvent y trouver une bonne excuse pour vous mettre en faute. Les vélos couchés polyvalents ou de voyage (dans la gamme Optima Lynx et plus haut) ne recontrent pas ce genre de probleme de securité ressenti par la faible hauteur. C'est sur les modèles les plus performants , les plus bas, que l'on est malheureusement le plus sujet au probleme de la visibilité : nous vous déconseillons alors les modèles de course en ville ou sur des routes encombrées. Puis tous les fabricants dans le vent ont des modèles cyclosportifs du plus bas au plus haut (2x650c) : à vous de juger en fontion de votre région, celui qui vous convient.
Le maitre-mot reste par contre 'anticiper' les situations dans les quelles les 'bents sont moins visibles :
-la portière d'une voiture qui s'ouvre : l'automobiliste a encore moins de chance de vous voir que sur un vélo droit
-quand vous bloquez le traffic une route étroite : la voiture derriere vous vois tres bien, ralentit, mais le traffic derriere elle n'est pas censé de vous voir.
-les haies de bordures de route et de rond points fleuris  : jolis ornements, mais on est sur d'etre desavantagé par rapport à un vélo plus haut.
Dans ces 3 cas anticipez et munissez vous de retroviseur, fanon et de vetements ou sacoches à couleur vive. Puis évitez les nationales (où est le plaisir?).

2. Moins pratique en ville, en tout terrain?
Il va de soi que de nombreux avantages resteront acquis au vélo droit qu'il ne faudra pas ranger au placard de sitot.
En ville il est ainsi plus facile de zigzagger entre les voitures sur un vélo droit à cause de sa longeur plus faible avec une meilleure vue sur l'ensemble.
Il est également possible d'alleger son poids du vélo droit un instant, en descendant un trottoir par exemple.
Puis la position pied en avant sur un vélo couché vous oblige de vous avancer un peu sur les carrefours pour voir le traffic,
ce qui peut sembler à vouloir 'snobber 'les priorités..
Mais ceci ne sont que des détails qui ne ne sont pas de véritables obstacles à la pratique du recumbent en ville.
A vous de choisir entre le confort du vélo couché et l'importance des points ci dessus.
En plein Amsterdam, Bordeaux ou Paris vous pouvez en croiser. Optima a aussi developé son vélo semi couché de ville, le Hopper,
un modèle plus assis et plus haut, mi base longue, pour ceux qui veulent le confort aussi en ville sans rechercher les performances des modèles de route.
Pour le tout chemin le bilan du vélo recumbent est plus que positif avec l'équipement adéquat et égale le vélo droit.
Le poids ne repose plus principalement sur la roue avant et on peut très souvent continuer à pédaler là où en vélo droit vous ne le pouvez plus (ou que vous heurtez
des cailloux, branches etc avec le pédalier plus bas. Enfin les 2 types se valent et ont chacun leurs avantages. On ne va pas renter en détail :  il y a de nombreux sites dans les liens de ce site pour se rendre compte des possibilités dans toutes les conditions. Des sites de voyages où l'on passe partout où l'on passe en vélo droit, le mal aux fesses en moins...


VCSC : Vélo Couché Sans Chemin : Condor et Orca (2 x 26 ")

En tout terrain il peut aussi très bien se défendre, certains sites sont dans nos liens pour en témoigner.
Le plus souvent avec des modèles robustes comme L'Optima Condor Dragon ou Orca, avec un avantage aux 2 x 26 pouces.
Pour les vraies épreuves d'agilité la possibilité de se mettre sur les pédales en VTT classique font que nous ne sommes bien sur pas un vrai
concurrent dans ce domaine, ni de descente où on ne voit pas assez bien juste devant soi. Mais les photos sur ces sites vous obligent au moins de laisser tomber des préjugés style "c'est pas casse gueule?" pour la route..


L'auteur confirme que la montée ne s'est pas soldé en chute. (Optima Orca)

3.  INTEMPERIES
Qui dit faible surface frontale, donc moins gêné par le vent, dit plus grande surface horizontale...
La pluie a plus de prise sur vous et prevoyez donc votre équipement et votre habillage en fonction.
En hiver les pieds peuvent etre un peu plus engourdis qu'en vélo classique de par la position et le flux sanguin.
Prévoyez des coupe vents en Gore tex. La peau de chamois du cuissard, inutile pour la selle, peut ici s'averer pratique
pour proteger certains parties masculines fragiles du vent. Enfin, on ne peut pas tout avoir!


Fô pas pousser non plus!

4. LES COLS : rapport mitigé
Lance Armstrong a dit : (velonews.com février 2002) :
"Lance que penses tu du vélo couché en col. Certains disent qu'il faut changer sa musculation".
Reponse de Lance : "eh bien c'est ce que t'aurais du faire. T'entrainer!"

L'argument le plus fréquemment utilisé à l'encontre de nos vélos sont ses performances présumées en col.
C'est une idée qui vient de l'image du maillot à pois avec son style tres aerien, toujours en danseuse sur les pentes les plus raides.
Un vélo à position inclinée qui empêche la position de danseuse, ne peut pas monter un col!
Notre experience personnelle de centaines de récits de grimpeurs de tout bord en vélo couché nous a mis en évidence
qu'il n'a y pas de loi absolue quand au 'bent en montagne mais qu'il y a des preferences et des styles.
Certains jurent ne plus jamais monter sur un vélo droit même pour les cols, où ils semblent aussi rapides et n'abandonneront jamais le confort en prime.
D'autres préfereront peut être leur ancien style du vélo classique mais prennent leur desavantage en col en patience en attendant la descente
et le plat pour améliorer leur performance sur l'ensemble du trajet.


Joel Clerc,  72 ans et ancien coureur TDF sur un Optima X Low sur l'Alpe.

Puis c'est dans les cols que vous rencontrerez peut etre le neophyte trop audacieux qui va fausser vos impressions.
En vélo couché on se croit vite des ailes comme on avance bien sur le plat, certains brulent des étapes d'entrainement.
En montagne chacun rencontre son demon, surtout le non sportif devenu cycliste couché, comme on en voit beacoup parmi nous.
Patience est ce qu'il faut ici. Donnez au moins 5.000 kilomètres à vos jambes pour s'habituer au vélo allongé et délaissez le vélo droit dans ce but.


Ce couple garde le sourire à 4.000 mètres, doit y avoir une raison..! Condors Optima dans les Andes.

Parmi les facteurs pour et contre en col...
Logiquement la position du cycliste en danseuse en vélo classique et son appui vers l'avant, où il peut solliciter d'autres muscles que les seuls quadriceps,
puis la respiration facilitée avec l'ensemble du thorax degagé  sont des arguments de taille contre le vélo couché en montée.
Mais pour certains le confort amélioré sur un vélo couché égale gain d'energie et incontestablement les battements/minute de votre coeur
baissent: si vous etiez limite pour les cols, il se peut tres bien que maintenant vous pouvez acceder aux pentes les plus ardues
où 15 bpm en réserve jouent un role crucial. Donc mieux qu'en vélo droit! Tous sont d'accord qu'il faut davantage mouliner et passer à un bracket inférieur par rapport à la cadence en vélo droit (suivez l'exemple d'Armstrong!), avec pédales automatiques obligatoires.
D'autres invoquent le poids de leurs montures comme raison de ne pas bien monter les cols. Cet argument tient debout tant que on compare ce qui est comparable. Beaucoup utilisent des vélos horizontaux de randonnée plus lourds sur des terrrains où ils croisents des vélos droit en carbone! Un vélo horizontal de course ne pèse pas excessivement plus lourd qu'un vélo classique. Même le poids des vélos classiques est à la portée pour ceux qui veulent y mettre le budget.
L'argument devient donc de plus en plus dépassé.
Pour l'instant le constat est que sur des parcours vallonés avec fortes montées, descentes et plats suffisamment longs un vélo couché prend
souvent l'avantage sur l'ensemble du parcours à coureur de niveau comparable. En CLM montée pure la perte serait de 10-15% si on regarde
les chronos de certains spécialistes.


Optima Condor lors de l'Ardéchoise 2002. Les bords des routes escarpées étaient jonchés de cyclistes droits...couchés!

Puis il faut des précurseurs pour ouvrir les voies et pour y croire. Dans chaque sport des exploits des solitaires deplacent les limites des communs amateurs. En confrontation directe nous avons vu de nombreuses victoires sur des terrains vallonées voir raides. Frederic van deWalle, simple amateur qui a battu l'equipe Rabobank sur un CLM valloné, l'equipé Tim Biesemans qui a mis plusieurs tours à une horde de cyclistes droits de Seine et Marne sur parcours avec une pente de +12%, Werner de Hammer suivi par Vincent Pfister ont relegué tous les cyclistes droit à plus de 5 minutes lors d'une course en 2003 à Génève. Des éxperiences humiliantes pour tous les cyclos droits qui au départ avaient pu jurer la défaite des 'couchés'.


Vincent Pfister remportant la Cigale Lucleblanc 2004 sur un Baron X Low devant un paquet de vélos droits.

Mais tout reste à faire : l'exemple d'un patineur de vitesse de 50 ans qui aujourd'hui est capable de patiner plus vite
qu'à 20 ans, comme le niveau de ce sport a tellement progressé, nous montre qu'il nous faut ces pionniers qui ouvrent la voie.
Et que ça se joue en partie dans la tête. Monter la face Nord de l'Eiger, il fallait 4 jours à 4 personnes (et de nombreux morts!) il y a 50 ans.
Aujourd'hui il y en a qui mettent 4 heures en solo. Cette histoire de cols n'est pas finie!.
Pour l'instant le vélo couché s'est trop acharné sur les vélodromes. Après des années de pratique et d'experience de vélo couchés en compétition
sur les cols le tableau se retrouvera peut etre inversé.. Actuellement on attend des exploits de quelques uns de reléver le défi d'un sport tout entier.

Puis sachez que Georges Mochet qualifiais déjà les remarques des capacités en col du vélo horizontal (le nom des années 30) de "calomnieuse"  :
"Il est évidemment démoralisant que après avoir dominé des cyclistes ("droits") que vous savez plus fort de les retrouver
dans une forte cote où seule la force du mollet domine." Voilà ce qui resume bien l'histoire entre Mochet et  Armstrong : faut s'entrainer!

5. LE POIDS DES VELOS COUCHES

Le poids des vélos couchés est souvent décrié. Par des cyclos droits mais aussi par des utiisateurs eux memes qui apprennent sur le tas que le poids d'un vélo
est constitué d'un cadre, des équipements et ... des accessoires!  La plupart de bonnes marques de vélo couché proposent des modèles de cyclosportif au cyclorandonneur. Un vélo couché de base pour la ville, utilisation quotidienne ou le voyage est au même poids voir plus léger qu'un vélo artisanal d'un grand constructeur pour la même utilisation. Avec un rapport poids/solidité nettement supérieur! (essayez de casser ces monopoutres!)


Opération commando : Optima Dragon dans la jungle thailandaise

Le poids, accessoires compris, autour de 15,5 kilos, par exemple d'un Optima Dragon, vélo randonneur typique en aluminium, est inférieur à celui d'un vélo complét pour le Tour du Monde d'un constructeur artisanal français. Les cadres classiques sont en acier à ce diametre, lourds, et leur tringlerie pour bagages est de loin plus encombrant. Trop souvent le poids des vélos droits de course ont été comparés aux poids de vélos couchés de randonnée, accessoires compris, créant des écarts fantomes! Certains utilisateurs, friand d'accesoisses, comparent leur modèle de randonnée de 15 à 17 kilos avec porte bagages, compteur, klaxon, fanons et saccoches, tout en se demandant pourquoi le style n'est pas plus leger que ce vélo droit de course. Faites donc abstraction des accessoires et des éléments qui confèrent confort et sécurité (suspensions, freins à disque) pour comparer ce qui est comparable.


Vélo de vitesse mais avec confort : frein à disque, suspension et porte bagages ont un poids. Détail Optima Stinger

Pour resumer : dans le pire des cas le cadre d'un vélo couché d'une marque connue pèsera peut-être de 0,5 à 1,5 kilo plus lourd qu'un cadre classique :
ce n'est pas cela qui explique une difference de 5 kilos ou plus au poids final. C'est le poids que l'on paye pour les équipements et accessoires
de confort et de sécurité.

Ce n'est que dans la categorie course qu'un vélo couché de bonne fabrications est plus lourd qu'un vélo droit en comparaison, longueur de chaine, roulettes et siège oblige. Les fabricants des vélos couchés évoluent avec leur marché des clients potentiels.
Avec l'emploi des aluminiums allegés, du titanium et du carbone, avec l'arrivée des équipements (roues) haut de gamme pour vélo couché,
des poids qui commencent à s'approcher de ceux des 'droits' sont desormais possibles.
Pour ceux qui veulent mettre le budget et les mêmes concessions (soins, durée de garantie, confort) un vélo de course couché léger est à votre portée.
Enfin à vous de choisir si en matière de vélos de course un kilo de moins pour le même budget sur un vélo droit équivaut 30% de résistance à l'air en moins
sur un vélo horizontal.


Pas plus léger mais nettement plus beau qu'un vélo classique!

Mais n'oublions pas que le poids est important certes mais pour le rendement du vélo il y a des limites qui ne sont pas forcement les mêmes qu'en vélo droit :
la faible masse (inertie) de certains élements n'ont pas que des desavantages, surtout si vous pésez un certains poids de muscles et qu'il faut transmettre
vos forces au cadre, un poids raisonnable plus élévé s'impose. Même en col. Certains de nos coureurs préfèrent un Baron plus lourd et efficace de série à un Baron allegé au maximum. Donc encore à vous de péser les 'pours et contres' entre performances, confort, solidité et prix, en fonction de votre programme d'utilisation. Mais l'argument du poids en facteur 'handicap' ne concerne plus le vélo couché. Optima proposait déjà en 1996 un Baron de course à moins de 10 kilos.
En 2005 toutes les grandes marques ont des modèles entre 9 et 11 kilos sur catalogue. Le marché évolue et le client averti choisit son modèle pour une utilisation de plus en plus spécifique. Les fabricants s'y sont adaptés : remunerez leurs efforts en investissant dans une affaire qui roule.
 
 

DEBUTER en
VELO COUCHE

Non ce n'est pas casse gueule! Une personne deténdue arrive à partir correctement entre 30 secondes et 30 minutes. Certains ont les bons reflexes
dès les premiers tours de pédales. Mais c'est rare qu'il faut plus de 30 minutes pour un débutant pour demarrer, s'arreter et faire des virages correctement.
Comptez une journée pour être à l'aise et ne plus avoir de surprises.
L'auteur parle d'une expérience de plusieurs milliers de personnes. En général les enfants y arrivent du premier coup. Plus la personne est détendue
et a envie d'y arriver (quand on veut on peut!) plus le premier départ est facile. L'épouse crispée et contrainte par son mari et qui n'a pas grosse envie de ces engins bizars n'y arrive jamais! Le principal est de faire les premiers 50 mètres : une fois réalisée on se demande toujours qu'est ce qui a bien pu sembler si compliqué!
Quelques conseils : si vous pouvez, commencez par un modèle guidon haut à hauteur moyenne (dans la gamme Optima le Lynx).
Le guidon haut vous donne des répères "classiques" et le pied à terre dans toutes les circonstances est tres rassurant. En guidon bas ou USS le guidon peut obliger, selon votre taille, de n'avoir que les pointes des pieds qui touchent.
Les modèles à ras de sol (Baron, Stinger) demandent une réaction vive par la faible hauteur du siège qui rend difficile de vous rattraper aux premiers démarrages
avec les pieds correctement placés.  Pas impossible, mais commencez plus haut si vous le pouvez.
Ensuite ne vous encombrez pas avec des conseils techniques précis.  Abstenez vous de vous faire aider : vous allez contrebalancer et cela ne mène à rien.
Regardez la route au loin et non pas vos pieds. Détendez vous, surtout des bras. Couchez le dos pour être en contact avec le siège.
La stabilité directionnelle viendra surtout de la vitesse donc appuyez franchement sur les pédales. En dessous de 5 km/h aucun vélo est stable
donc lancez vous franco... Si vous pouvez un faux plat est idéal pour debuter.
Cherchez un terrain qui ne vous oblige pas de rouler droit de suite. Evitez donc les pistes cyclables et cherchez un grand parking vide.
N'allez au contact du reste du traffic qu'après une bonne prise en main


Un respectez les forces de l'ordre!
PROGRESSER
Après quelques sorties mettez les pédales automatiques si vous le souhaitez. En vélo couché, ces cales apportent encore plus de gain qu'en vélo droit.
Cela annulle l'effort pour garder le pied horizontal et vous donnera le retour des mollets pour appuyer dans les montées.
Après les premières sensations de confort et de soulagement au niveau du dos et des fesses peuvent apparaître... les premières souffrances!
Surtout pour le cycliste averti qui veut attaquer fort. Les quadriceps se rendent compte du changement du pédalage et il est donc normal de rencontrer
la sensation de feu devant lors dès premières sorties. Avant d'attaquer les cols ou des montées à fort % patientez le temps d'adaptation des muscles des jambes et de l'irriguation sanguine. Si vous avez mal aux genoux,  c'est que vous avez mal dosé votre entrainement. Allez y doucement les premières sorties.
(de 20 à 30 kilomètres, puis 40 à 50 puis....300!). Si les douleurs aux genoux persisent la raison résidera sûrement dans le réglage de votre distance pédalier.
Trop loin : mal aux genoux. Trop prés : mal et feu à l'avant des quadriceps. Il n'y a que vous qui peut sentir la distance idéale au centimètre prés. Puis pensez
que sur les modèles avec siège à angle réglable un changement de réglage varie la distance du pédalier. Il se peut que , comme en vélo classique, vos pédales ou votre position nécessitent intervention d'un spécialiste pour déterminer si votre pédalage est correct, mais cela ne relève pas d'un problème dû à votre nouveau vélo. Une autre sensation physique qui peut être desagreable sont les fourmillements dans les pieds. Il est normal de les rencontrer : vos pieds se trouvent souvent
au dessus du tronc et le flux sanguin doit s'y faire (comme pour les peintres du plafond). C'est un problème qui disparait après quelques semaines.
Si vous changez pour un modèle plus radical, avec pédalier plus haut, cela peut revenir, et à nouveau faut s'y adapter. Il se peut aussi que c'est juste un problème de chaussure trop serrée. Dans tous les cas c'est une sensation temporaire qui ne gêne aucun pratiquant par la suite sauf en début de saison.
Quelques semaines, quelques mois, quelques milliers de kilomètres vont passer pour arriver à un point de non retour : c'est le moment que vous seriez plus lent
et que vous peineriez sur votre monture classique. Même, vous n'en voulez plus pour rien au monde et vous le gardez juste pour chercher votre pain!
Après ces quelques mois d'entrainement chacun choisira l'emploi du vélo. Certains vont changer ou ajouter un modèle de course à leur collection (le contraire on ne le voit jamais..) et se frotter avantageusement aux cyclos droits. D'autres partent bourlinguer autour du monde. Puis la plupart s'en sert juste pour se sentir bien
en vélo, tout simplement le weekend ou sur son trajet de travail.

Pour aller au travail il y a aussi des pointes arrière qui font compartiment sandwichs! Optima Stinger

QUEL MODELE?
Pour le choix des modèles sachez que vous êtes sur un site d'un constructeur de vélos couchés à base court (SWB) et à traction arrière (chaîne sur la roue arrière) pour un tas de bonnes raisons pratiques et qui se sont averés efficaces en compétition et voyage. Avec des guidon bas (USS) pour les voyages et la randonnée, en général, et des guidons haut pour la vitesse et des raisons pratiques.  De nombreux autres modèles à configuration différente existent, et trop de "marques" encombrent le marché confidentiel. Dans ce chapitre nous parlons du vélo couché en général et nous ne developperons pas votre choix de modèles.
Pour voir si un modèle dans la gamme Optima vous correspond cliquez ici
 

HISTOIRE

Il ne manque pas de sites pour trouver des sujets intéressants sur l'histoire et l'origine du vélo horizontal ou couché.
Il est important de bien comprendre l'histoire afin d'agir efficament pour la promotion de nos vélos pour l'avenir.
Trop d'idée fausses circulent. Ci dessous on vous explique l'histoire vu d'un point de vue personnel pour comprendre comment le developpement
du vélo horizontal fut freiné et comment faire pour progresser.

Lés vélos horizontaux non carenés
Des vélos en position assise/horizontale ont existé depuis la fin du 19° siècle. Avant l'arrivée de la transmission par chaine cela concernait surtout les tricycles.
En moins de 10 ans après les premiers vélos 'conventionnels' de Stanley et Sutton et de Starley les premières images de modèles couché, façon Low racer d'aujourd'hui, apparaissent déjà dans la presse. Une image de 1893 montre nous déjà la position de Low Racer avec une tendance sieste que l'on a eu du mal à s'en defaire.
En 1897 la marque Challand sur catalogue proposait déjà un vrai vélo assis/couché, dont 1 modèle meme avec traction avant. Il y avait déjà des modèles à guidon haut et bas. Puis des vélos confortables à pédalage horizontal de série ont été fabriqués par Brown aux USA,  le vélo assis avec cardans de Jarray,
vendu en nombre, et meme Peugeot avait un modèle assis base longue, sur sa catalogue des années avant guerre (la 1ère de 1914)!
Jusquà la 2ème guerre mondiale de nombreux vélos horizontaux furent construits par différents ateliers, dont le Vélo-Vélocar de Mochet
et proposés sur Salons de vélo et par publicités dans la presse écrite. Vélorizontal construisait une version améliorée (ligne de chaîne) déjà du vélo Mochet sous licence du dernier. Des inventeurs, des fabriquants, dans le domaine du vélo tout a été reinventé plusieurs fois, sauf sa roue.


1914 : toutes les possibilités sont déjà testées..

Dans un premier temps les apparitions de modèles horizontaux mettaient l'accent sur le confort et non pas sur la vitesse supérieure encore inconnue,  même si les routes étaient mauvaises et les suspensions absentes. Mais des inventeurs de tout bord et de tout pays ont oeuvré en parralèlle souvent sans le savoir : le vélo couché n'est donc pas d'origine française ni hollandaise mais internationale. Avant la 2ème guerre mondiale on trouve déjà des exemples dans la plupart des pays européens de modèles couchés destinés au grand public. Sans oublier l'allemand (de l'Est) Paul Rinkowski qui sortait déjà des vélos couchés suspendus et à roues pleines (!) dans les années 50, il faut attendre 40 ans pour revoir des tentatives sérieuses dans certains pays europeens, le Vélérique en Belgique, le Roulandt en Hollande,  fin des années 70, suivi par Flevovike dans les années 80, puis la liste des marques 'grand public'  M5, Optima, Challenge et HP qui ont su s'imposer par la suite. On ne va pas tous les citer ici (et par la même occasion ignorer les marques et tentatives US)  car aujourd'hui il y a presque plus de marques que des clients potentiels. Mais en 2005 il n'est plus difficile de faire le tri entre véritable fabricant avec une gamme durable et renouvellée, des constructeurs à plein temps donc, et les projets de fond de garage souvent périmés source de déception comme on a souvent vus dans les années 90.
Depuis de le début des années 1990 le vélo couché connait un marché confidentiel d'utilisateurs dans la plupart des pays d'Europe du Nord et d'Amérique.
Toujours est il que pour exploiter pleinement son potentiel ne peut se faire reconnaitre sérieusement que après un developpement sérieux de l'image sportive
auprès du grand public  : pour l'instant nous sommes toujours en bas de l'escalier faute de structure efficace pour la promotion de ce sport.

Ce qui nous interesse ici est de comprendre l'histoire du sport du cyclisme horizontal, facteur essentiel pour l'essor des produits pour le grand public.

Sur piste..
Pour les premiers exploits sportifs le vrai hommage concerne 3 hommes : Francis Faure et Charles et Georges Mochet.
Charles mochet, le père, fut constructeur du Vélocar, une voiture à pédales à 4 roues avec carenage à 2 places assises
commercialisés dans les années 20 (jusqu'aux années 50). Les clients qui ne pouvaient se payer une voiture découvrirent les avantages
aérodynamiques de ces engins. Afin de exploiter ce potentiel les Mochet construisèrent un Vélocar à 3 roues qui ils ont testé sur le Vélodrome d'Hiver
de Paris. Pour contrer la facheuse tendance à survirer voir basculer dans les courbes lors des premiers tests sur ce vélodrome
très court un essai fut fait avec un modèle à 2 roues. Ni plus ni moins un vélocar coupé en 2 non caréné, brèf un vélo couché.
Mochet, père et fils, ne decouvrirent pas que des avantages en virage...
En 1932 des essais avec des cyclistes 'du coin' , Martin et Castelain à Longchamps (!) donnaient le même effet qu'à ces jours : ils dépassèrent
tous les cyclistes qui s'y entrainèrent en fixant le meilleur chrono à 4,55".


Ca rappelle quelque chose! Notez surtout la pub sur la pointe AR!

Vite les Mochet ont été amené à prouver leurs impressions de vitesse par un records officiel et c'est là où leur role fut primordial.
Cette histoire est très passionnante : ici on ne peut que le résumer.
Mochet, le concepteur, et Faure, le coureur, ont été les hommes qui ont eu tort ou raison de prouver l'efficacité des vélos recumbents face aux vélos droits.
Leur succes fut fatal pour son developpement pendant plus d'un demi siècle.
Après avoir cherché en vain un cycliste professionnel connu,  Georges Mochet avait trouvé en Francis Faure, vainceur des 6 jours de St Etienne, le coureur qu'il lui fallait pour demontrer la supérorite du vélo couché en performance pure. Beaucoup a été ecrit sur Mochet, mais peu sur Faure, qui était un athlete hors pair, bien que moins connu que son frère Benoit, il fut un excellent sprinter et se révela très efficace sur vélo...couché.
Le 7 juillet 1933 il roulait avec le vélo de Mochet sur le vélodrome du Parc des Princes sans aucun carenage à une vitesse que beaucoup de 'bentrideurs' ne pourraient faire aujourd'hui sans leur dose en carbone et leur pointe arrière : 45,055 KM. Record mondial et absolu à l'époque.
Notez que prélalablement au record une demande écrite par Mochet fut honorée par l'UCI. Le vélo couché était bel et bien un vélo admis aux compétitions
selon les textes de ces jours.

Avec ce record il était plus rapide que l'ancien record de Oscar Egg en vélo droit de 44,077 Km/H.
Quand un certain Maurice Richaud (Fr) en septembre et le hollandais Jan van Hout en aout 1933 ont eux aussi dépassé ce record de Egg,
mais tous 2 moins rapides que Faure, l'UCi s'est réuni pour définir quel record valider.
Il ne faut pas dramatiser ici un complot de l'UCI comme certains le font souvent, même si Mochet avait raison d'invoquer le "fair play"
pour protester contre ce déclassement après coup.
Certainement a joué le fait que de nombreux changements avaient eu lieu ces dernieres décennies et que les cyclistes
voulaient une arme standard pour se battre, enfin, sans avantage par le matériel. Comme au tennis!
La période du grand Bi n'était pas si loin et le dérailleur fut juste admis après
de longues tractations. Et peut être qu'il y a eu des pressions de la part de fabricants et de coureurs. De l'autre côté
les français possédant grâce au Faure quasiment tous les records étaient plutôt pour, ainsi que le Président de l'UCI de l'époque,
encore un français, Rousseau. Donc les raisons que l'on peut invoquer sont nombreuses. Pour rélativiser cette mise au placard notons
aussi que Maurice Richaud a établi des nouveaux records "droit" en 1935 et 1936 à 45,4 ....supérieurs à celui de Faure en couché.
On a donc râté un duèl très intéressant... avec vainceur inconnu, bien qu'en poursuite et en confrontation directe sur piste (très apprecié à l'époque
des vélodromes) Faure battait Richard!
Et rappellons aussi que le record en position couchée non caréné de Faure fut tout d'abord battu par un vélo droit caréné (!)
par Berthet et son Vélodyne à 48,6 en septembre 1933, le premier des 2 records. Record non homologué également car interdit depuis 1914.
Oui le 1er "VPH' était donc bien un vélo droit.

En tout cas l'écart de vote de l'UCI n'était que de 12 voix contre le record de Faure (58 contre, 46 pour).
Le record du Faure fut relegué aux rangs de vélos spéciaux. Dans lesquels se trouvent maintenant aussi les records de Rominger et Boardman des années '90 en vélo droit très très aérodynamique...  A nouveau les records de Merkx et Boardman à 49 km/h sont en haut du tableau. On ne peut pas maintenir un complot de l'UCI contre le vélo couché comme on le lit souvent, mais plutôt que cette fédération conservatrice préfère mettre l'exploit sportive que technique en avant. C'est même grâce à, ou à cause de Faure, entre autres, qu'en 1934 l'UCI a mis au point les régles strictes et contraignantes de hauteur de pédalier, selle et de géometrie de base pour les vélos droits! Des règles arbitraires et très contestés s'appliquant à toutes les vélos de course.... suite au record de Faure!
En quoi, un recumbent a obligé les cyclos droits à de nombreuses contraintes dans leurs constructions pour des longues années à venir...
Le vélo horizontal a obligé le vélo droit à se définir.
La décision de l'UCI peut aussi paraitre comme logique (comme l'a dit bien Frederic Van de Walle, champion belge :" on ne laisse pas courir les Formule 1 avec les Formule 3000, et on peut constater cette séparation en catégorie pour faire justice aux sportifs dans tous les sports."). Sauf qu' en ce qui concerne le vélo couché il ne s'agissait pas d'un simple gadget ou d'un élément ajouté tel le turbo en F1 mais bel et bien d'une invention majeure qui handicappera le sport cycliste tout entier l'obligeant à continuer de peaufiner des vélos moins efficaces et de géométries dépassés pour des longues années à venir.
Pour l'essor du vélo horizontal le problème était surtout qu'après cette décision de l'UCI il a manqué d'acteurs commerciaux et de coureurs, pour donner un élan au nouveaux sport (vélos spéciaux) de s'intégrer à l'UCI. Comme on ne pouvait pas faire rêver le public, le vélo couché exclu des compétitions, il n'y avait plus de raisons commerciales pour financer des investissements pour le faire connaître. Il n'y avait pas encore de Cyclocross (où ils courent souvent à pied, hmm!), VTT, BMX, Horseball et que sais je, integrés avec succès dans la Fédération, destinée à promouvoir toutes les branches du sport cycliste.

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Dernière course "Open " sur le Vélod'Hiver avec Faure.

Demonstrations en public...
Les participations de Faure furent nombreuses à des courses sur vélodrome mixtes et les confrontations étaient suivi par le grand public avec interêt et relayées dans la presse.  Les compétitions entre ses engins 'interdits' et trop rapide attiraient du mondesur les vélodromes. Dans la presse il y avait aussi bien de nombreux journalistes défenseurs  de Mochet et de ses coureurs, d'autres clairement partisans du vélo unique défini par l'UCI.
Gagnant presque toujours, Faure fut imbattable en poursuite et 5.000 mètres. Après le contretemps à l'UCI ces confrontations étaient abandonnées
quand la presse autour de cette décision tumultueuse s'est calmé. Francis Faure mourut en 1948 en Australie.

Sur route....
Pour la histoire complète des vélos couchés, souvent ignorée,  notons les exploits sur route de l'espagnol Manuel Morand, en 1933 et 1934. Finissant en haut des tableaux d'une quinzaine de courses (Paris Limoges* / Paris Angers / Paris Troyes / Paris Contre etc)  il roulait tout seul en tête contre des équipes au complét et sans assistance en ménant à des vitesses de 50 km/h, ce qui rendait des échappées impossibles. Suite à ces faits d'armes, Mochet (encore lui!) fut approché par quelqu'un qui voyait bien qu'il suffissait de former une équipe de coureurs en vélo couché pour tout remporter. Il proposait à Mochet de se lancer pour la construction de ces vélos pour le Tour de France de 1934!  Mochet ne repondit pas à cette lettre comme l'auteur de l'offre fut put respecteux avec Morand. (source Arnfried Schmitz). Donc pas de TDF en équipe horizontale suite à cette mésentente!
Comme en France le fédération cycliste UVF a appliqué les règles UCI que tardivement des entrées en course classique furent possibles encore quelque temps.
Oui, l'essor possible dès les années 30 du vélo couché n'a pas eu lieu suite à de très nombreux facteurs...  on peut appeler ça : "pas de chance!"
Tirons en des leçons pour l'avenir. Surtout que l'intégration éventuelle sur route,  dans les années 30, avec la folie TDF, aurait eu un impact nettement plus important que les records sur piste sur le grand public. Un fort lobby avec des équipes aurait autrement impressionné l'UCI qu'un simple coureur
qui tournait autour de leur table de décision en 1934.
Notez aussi que Georges Mochet mourut durant l'été 1934 et que sa famille avait autre chose en tête que s'occuper des homologations...
*certains disent une victoire sur Paris Limoges : pas vérifié par l'auteur. Si vous avez des infos?


Morand, le Vincent Pfister des années 30, seul contre le reste du péloton!

Les carénages
Les fusées carenées ont été exploité depuis le debut du siècle dernier. De nombreuses tentatives eurent lieu.
Avec des vélos droits d'abord!  D'abord avec des carénages qui entouraient surtout le cycliste et non pas son vélo.
Assez dangereux. Ainsi, Berthet, encore lui avait déjà établi des records de l'heure. Après la chute mortelle du hollandais
Piet Dickentman l'UCI les a interdit. En 1914...
Les interdictions des vélos en position couchée et celle des carenages, cycliste couché ou droit, n'ont donc rien à voir,
même si certains continuent à les confondre. Elles se sont produites à 2 moments différents et le premier concernait surtout la sécurité et le vélo droit.
Ceci n'a pas empêché Berthet et Oscar Egg de continuer de rouler dans des carénages à part des records officiels, même apres l'interdiction.

Avouez qu'une pointe sur un vélo droit ça le fait pas!

Si on suit l'histoire, on comprend que de nombreuses pistes restent à explorer pour que les vélos couchés simples intègrent les fédérations cyclistes classiques,
en catégorie "vélos spéciaux" ou en créant une autre catégorie à part ( le BMX n'a pas non plus les cotes d'un vélo de tour de France!).
Ce ne sont pas des vélos interdits, ce sont juste des vélos pour lesquels il faut une classe à part. Il suffit de le vouloir.
Pour les compétitions en carénage un vrai exploit est venu en premier d'un coureur, encore en vélo droit  : Marcel Berthet qui, malgré les interdictions de l'UCI,  conduisit le premier vélo carené à s'approcher des 49,9 km/h, aussi en 1933 à Monthlery! Et à 47 ans. Dire des possibilités des uns et des autres en carénage, droit ou couché....


Ne pensez pas que vous êtes le premier à fouler La Cipale en carénage : Berthet, 1933
Entre Mochet/Faure et Berthet il y avait une saine compétition avec échange d'idées et un contact cordial et sportif. Ce record de Berthet en vitesse absolu sur l'heure fut repris par un 'couché' en 1939 à Vincennes (la Cipale inchangée!), toujours par Francis Faure, mais cette fois en carené qui rassemblait déjà fortement aux fusées de ce jour.

Et enfin rigolons un peu de ce cartoon paru dans un journal en 1934. On ne peut pas dire que le vélo horizontal n'a pas eu assez de presse!

La période de la 2ème guerre mondiale amis fin temporairement à toutes ces tentatives joyeuses en bicyclette...
Il a fallu attendre les années '70 pour que un regain nous vienne des USA par la fondation du mouvement IHPV (mouvement international des véhicules à propulsion humaine) par Chester Kyle et Jack Lambie. Des projets universitaires qui ont ensuite eu echo dans le monde des amateurs cyclistes à la recherche d'engins écologiques et propres (dopage). On ne peut pas dire qu'il y a un lien clair avec les essais de Mochet, donc dire que c'est grâce à un tel ou un tel qu'il y a le vélo couché à ce jour.... Les universitaires américaines ont commencé par des essais avec des vélos debout carénés et qui petit à petit ont adapté la position couchée en fonction de leurs habilllages de plus en plus bas ou en fonction de la stabilité pour les engins aquatiques (le planing sur un vélo debout faut le faire!). Puis l'entreprise Dupont a joué un grand role en offrant une somme importante d'argent (18.000 $) pour le sprint qui a permis d'entretenir la course plus d'une décennie et qui est toujours d'actualité pour les record à Battle Mountain en automne pour la vitsse absolue. Il s'en est suivi une interminable chasse aux records par des engins aux noms mythiques comme Gold Rush, Cutting Edge et Vector. Entre universités, des challenges entre pays et ensuite entre clubs HPV. Déjà en 1979 Fred Markham dépassait la barrière des 80 km/h. En France il y avait le Nilgo de Brichet, conduit par Laurent Chapuis. Pour les détails voyez sur les sites de IHPV ou consultez un bon livre comme celui de Gunnar Fehlau. A ce jour (/12/04) les records sur terre sont detenus par le Canadien Sam Whittingham. Sur l'heure à  84,25 km/h et sur les 200 mètres lançés à plus de 130 km.
Les vélos couchés carénés détiennent bien tous les records : en version non carénés le vélo droit est toujours devant, faute de coureur professionnel et sponsoring. Optima a l'honneur d'avoir fourni le vélo d'entrainement à Sam Whittingham, un Baron avec lequel il a participé à ces compétitions en Grande Bretagne et aux US. Ses exploits de records sont réalisés dans le fameux carénage Varna Diablo dont les versions sont ameliorées tous les ans. Le regain d'interêt pour les compétitions et le souci d'écologie avec un transport propre ont contribué (mais pas exclusivement) à la naissance des premiers
constructeurs de vélos couchés pour un plus grand public. Ces précurseurs se trouvent aussi bien aux USA, Anglettere, Allemagne et en Hollande dès la fin des années 70. Produit en petites quantités au début il est difficile à faire la différence entre le fabricant professionnel et l'amateur du weekend. Une raison pour ne pas les citer (et de ne pas être chauvin!). Depuis le milieu des années 90 quelques fabricants se sont averés stables : ils confirment leur présence aussi bien sur des compétitions en s'adressant aux coureurs que par une gamme destinée au grand public. Le marché du vélo couché non caréné est confidentiel, néanmoins les fabricants sont présents dans la plupart des pays européens et américains, proposant leur modèles au cyclovoyageur, cyclosportif et au cycliste urbain.
Les vélos carénés pour le grand public existent aussi : ils sont à 3 roues et peuvent être interessant dans des pays plutot plats et à la météo variable.
Son encombrement et son poids font que ils ne peut se développer rapidement et même si on en parle beaucoup sur les listes HPV ils s'adressent contrairement
aux 2 roues à une poignée de personnes en ce moment. Ces vélomobiles sont utilisés par quelques centaines de personnes en Hollande et par quelques précurseurs en France, Suisse et Allemagne. Pour tirer les vrais avantages de ce type de vélo il faudra construire un réseau de pistes cyclables à part, de grande largeur et avec peu d'arrêts, brèf pas pour demain.


Le cycliste le plus rapide du monde 100% inconnu car roulant incognito HPV : Sam Whittingham.

Ici nous préferons éveiller votre interêt pour un sport à la portée de tous : le pédalage en position horizontale avec tous ces avantages
sans carenages compléts!

AVENIR
L'auteur du texte ci dessus espère juste vous convaincre de vous mettre au vélo horizontal au plus vite et de goûter à ses plaisirs de conduite.
Tout ce qui est écrit ci dessus est plus ou moins vérifiable et vérifié. Quant à l'avenir voici quelques pensées personnelles que je me permets
suite à une expérience de promoteur à plein temps presque bénévole en Europe de 10 ans , en fréquentant tous les milieux du cyclisme
horizontal, de l'usine des fabricants aux compétitions des assocations, en faisant découvrir ces vélos au cycliste sportif au client handicappé du dos
au baroudeur de Tour de Monde... Je pense qu'il est vital pour l'avenir du vélo couché de changer de cap, faute de quoi nous risquons fort de nous embourber.

Pour le développement du vélo couché on ne peut rien prédire actuellement. Le grand boom prévu en Hollande à partir des années 95/96 ne s'est pas produit.
Pourtant les avantages du vélo couché sont indéniables. Nous allons analyser une de ses raisons plus en détail : l'élément sportif.
En attendant le vélo couché s'adresse à un public averti, du baroudeur tour de mondiste au fan de vitesse sur vélodrome en passant par
l'écolo qui se veut un monde différent et le montre.
Dans d'autres sports on a vu aussi des longues périodes d'attente : le flysurf (aile tractée) a connu 15 ans de développement avant que quelques
images de Hawaii ont fait imploser le monde de la planche à voile. Beaucoup dépend du moment et des personnes, le hasard, et le rêve que on arrive à faire passer..
L'argument que le vélo est bon pour l'environnement et bon pour le corps n'a mis que peu de nouveaux pratiquants sur la route.
Croire qu'il suffit de montrer un vélo un peu plus confortable et un poil plus rapide pour qu'ils affrontent pots d'echappement et absence
de pistes cyclables est peu réaliste.Les exemples de Giant, Trel et Cannondale démontrent qu'un vélo facile d'accès et confortable, assis, ne prend pas
auprès du grand public. Il va falloir faire parler le poudre et les performances!
Pour séduire il faut faire rêver. L'élément sportif auquel on peut adhérer jouera un grand rôle. Après 20 ans les constructeurs sont
largement dans le coup à l'heure actuelle. Leurs produits ont fait de tels progrés que on ne saura leur reprocher les efforts.
Les vélos couchés évolueront peu : l'essentiel se jouera sur les composants et les matériaux : les configurations et géométries
semblent cristallisées et le modèle européen moderne (base courte avec guidon haut ou bas) l'emportera selon votre auteur.


Plus besoin de Docteur Tournesol : détail du Optima Powerider, triycle suspendu.

Leur prix ne pourra baisser que après un essor réel du marché et non pas le contraire comme le voudront certains (qui par ailleurs font tout pour promouvoir l'occasion, le vélo bricomaison, le vélo couché chinois, brèf rien qui aide un constructeur europeen ou revendeur qui suinte de baisser les prix).
Mais le prix comme argument d'un vélo classique en carbone n'empêche pas les milliers de cyclistes le dimanche de s'en servir à Longchamps ou Vincennes.
Selon l'auteur de ces lignes, avec une décennie d'expérience et d'observations derrière lui, il est maintenant aux utilisateurs et aux assocations de s'impliquer.
Le beau vélo couché rapide confortable et léger est déjà là. Il manque les hommes pour les promouvoir efficacement. Avis de recherche aux futurs Francis Faure!

Georges Mochet a écrit en 1934 à l'UCI la phrase suivante :"" Ou bien la bicylette horizontale est une erreur, sans avenir, dans ce cas elle disparaitra
comme elle est venu et elle sera vite oublié. Ou bien au contraire le hasard a voulu qu'elle représente un progrés, dont tous les cyclistes d'ailleurs
sont appelés à bénéficier. Dans ce dernier cas, j'en suis sûr, si petit que soit ce progès, vous ne voudrez pas prendre la responsabilité d'empêcher
sa manifestation."" Dont acte en 2005.


Quelques jeunes "bentrideurs" à la Cipale AFB 2003

Que le vélo couché a son public converti est une chose à peu près sûre à ce jour. Il sera dificile de faire marche arrière pour des constructeurs
avec des gammes efficaces et des utilisateurs emballés. Mais pour que le vélo couché se manifeste pour le bonheur du plus grand nombre
rien n'est gagné et la reflexion de Mochet s'adresse aujourd'hui aux structures de vélo couché et ses utilisateurs de repenser leurs actions
jusqu'ici peu efficaces.

Dans la plupart des pays la promotion ou l'eventuelle intégration de ces "nouveaux"  vélos est censé être assurés par les associations IHPVA.
On doit au mouvement HPV, un regroupement d'associations diverses fondées dans les années 70 et 80 dans les pays nordique et nord américains,
le réveil de nos machines et un regain d'interêt pour les exploits de vitesse. On doit donc être reconnaissant à ces precurseurs pour leurs contributions.
Même si j'ai beaucoup de sympathie par ailleurs pour un mouvement dans le fond écologiste et aux idées sympathiques je pense que, aujourd'hui,  les associations HPV sont un frein important au sport pour assurer une promotion auprès d'un public plus large .
Le constat est qu'il y a trop d'interêts divers qui font qu'aucun type de vélo n'est véritablement appuyé ou peut se sortir de ce fourre tout d'engins roulants (carénés ou pas, 2 ou 3 roues, vélorameurs, engins aquatiques et volants..).  Dans la plupart des pays ces associations sont en hibernation (surtout l'association mère, celle qui regroupe toutes les IHPVA) ou se limitent à un echange de théories sur forums ou mailing listes qui tournent en rond avec très peu d'activités de rassemblement.
Les utilisateurs plus sportifs ou moins théoriques commencent du coup à créer des sites et des assocations parrallèles, pour tenter de faire bouger les choses.
La mise en parc sur des compétitions marginales à l'abri de regard du public et des médias ont depuis 20 ans rien apporté au vélo couché pour se faire connaître.
Les règles qui s'appliquent aux compétitions sont souvent source de confusion et les classements qui mêlent tandems aux 3 roues carénés au modèle classique à 2 roues  découragent les sportifs qui veulent se battre aux armes (un peu plus) égales. Brèf l'histoire des années 30 à l'envers... Les coureurs sont là, ce sont
les structures de promotion de vélo couché qui découragent!


Même les plus 'sports' finissent par se lasser de finir derrière les haricots sur le podium. Course mixte à classement sans distinction.

Ces circuits de compétitions souffrent depuis 20 ans d'une image qui ne seduiront jamais le grand public et dont il faut absolument se défaire pour combattre les préjugés contre notre sport. Pourtant les regroupements de Low racers en peloton donnent des images spectaculaires pour coureur et public , plus spectaculaires que le vélo droit et proche du Formule 1 (si c'etait bien filmé!).  Mais les chronos HPV contre l'heure de toute sorte de fusées carenées qui dominent ces rassemblements (des fois des épreuves de 6 heures tourner en rond!) sont ennuyeux à plus soif pour le public et les médias. Au même temps les images tres spectaculaires de 2 roues, avec ou sans pointe arrière (sponsoring!) par contre ne peuvent plus etre reservé qu'aux initiés.. Elles sont trop belles! Le cycliste reste visible et ses engins au ras du sol sont visuellement aussi exploitables que les images du Tour de France. Rêvons un peu!


Demo team Optima Roubaix 2003

Le champion HPV belge Fréderic Van de Walle a écrit en octobre 2003 sur un forum de bentrideurs anglophones (www.bentrideronline.com) :
"Si l'UCI veut vraiment promouvoir tous les sports de cyclisme alors nous avons le droit d'exister comme sport avec leur soutien.
Peu importe la vitesse à la quelle nous roulerons.
Nous ne devons pas prouver notre vitesse mais notre sport. Pour cela il n'est pas forcement bien de se comparer aux vélos classiques
en courant ensemble. Ainsi l'UCI ne pourra que perdre et honnetement nous interférions avec un sport parfaitement fonctionnel.
Donc nous ne devons pas reinventer le cyclisme classique, nous devons reinventer nous mêmes comme un sport que les organisateurs
voudront à leurs événements. On nous a promis une catégorie non en 1934? Pourquoi se lamenter à l'UCI tandis que nous n'avons
pas relevé le sport nous mêmes?"
"Je pense que HPV et plus précisement les vélos Low racers peuvent fonctionner comme sport. Pourquoi? Parce que j'ai eu l'experience
de quelques années de "Low Racing" (vélo 2 roues modèles ras le sol)  vraiment cool et que je sens davantage de potentiel!
Oui nous pouvons organiser d'autres Battle Mountains et Cycle Visions mais je pense que c'est le sport de course HPV non caréné
qui nous ramènera dans la cour de l'UCI et ses moyens d'organisation de courses locales... "
"Les épreuves chronometrées sont ennuyeux à mourir s'il n'y pas de courreurs que vous pouvez reconnaître et suivre les exploits en
direct, même ils sont rapides de façon absolue".
"Au fond nous n'avons pas besoin de l'UCI pour organiser des vénéments HPV carénés en ce moment".

Extrapolez les propos de Fréderic van de Walle (oui, celui qui a fait une bouchée de l'équipe Rabobank) et soyons pratiques :
la plupart des cyclistes "hpv' roulent en Low racer (avec pointe arrière) : leur sport a un grand potentiel mais il est confiné
sur ces compétitions d'une assocation IHPV, en déhors du mileu cycliste et bien plus lourde à faire bouger que l'UCI.
Emprisonné entre 3 roues, tandems, vélorameurs et carénages il ne pourra jamais prendre son essor sur le plan sportif.

Actuellement les courses et les exploits actuels sont courrus par des simples coureurs amateurs.
Dans l'état des choses, et selon le credo HPV, cela restera amateur. Tous les records de cyclisme en vitesse absolue sont détenus par des
engins carénés, que le public n'acceptera jamais comme vélos. Tous les records de vitesse
non carénés sont détenus pas des vélos...droits! Notez le bien. Il est averé que un vélo horizontal a un potentiel de 10 à 20%
supérieur à un vélo classique. Ce qui est énorme. Mais cet avantage est complètement annulé par le gain d'entraînement (évitons de polemiquer sur les "produits")
d'un professionnel qui lui aura au moins 20% de watts de plus sous les pédales! Le meilleur des amateurs en vélo couché se limitent pour l'instant à
53 km/h (et avec pointe arrière!). Mais fort est à parier que Armstong ou Boardman tourneront entre 60 et 65 km/h au lieu de 56 km/h
(Boardman en vélo spécial). Pour cela il faudra qu'ils s'entrainent au moins 6 mois. Qui financerait cela?
Un amateur, aussi talentueux soit il, ne  peut accéder au niveau des professionnels du sport cycliste, sans souci de matériel et avec
un entourage médical et de soins.
Donc le choix de rester amateur implique des résultats de chronos et de records qui ne seront jamais à la hauteur du potentiel véridique
du vélo horizontal en milieu professionnel.


Tentative de record de l'heure, organisée par l'auteur, par Aurélien Bonneteau, 19 ans, en 2000.

Comme le plus grand nombre, donc ceux du Low Racer, semble une branche viable, aussi bien au niveau de leurs montures, (fabriquées souvent par des constructeurs fiables et accèssible au grand public) que par l'aspect visuel, il faudra que cette branche s'autodétermine pour intégrer au plus vite les instances tradionnelles qui par ailleurs ont très bien accueilli le BMX et le horseball! C'est un grand cliché de faire peur de suite avec l'épouvantail UCI et qu'un nombre de règles va nous tomber dessus aussi contraignantes. L'histoire nous montre que ces règles sont apparus que pour le vélo couché en 1934 et qu'au présent
pour le BMX seul la taille des roues et la taille des...coupes (!) est déterminée dans leur règlements de géometries plus que succinct. Libre à nous
de laisser rouler traction avant et arrière : la pratique déterminera le plus convaincant.

Si on fait le choix, volontairement ou par manque de volonté, de rester dans la situation actuelle, donc marginale,  on accepte tous les risques que cela comporte pour l'avenir. Le premier avertissement est déjà là : le sport HPV est stagnant ou en déclin sur les compétitions au niveau public et au niveau nombre de coureurs.
Je parle de la part d'un grand nombre de coureurs, surtout les plus jeunes et les plus récents, que je connais bien personellement qui se sentent étouffé d'un mouvement IHPV qui limite leur potentiel déliberement en refusant des choix ou des debats pratiques.

La culture HPV est basée sur des dizaines d'années d'experiences de tout bord (du plus high tech au plus bricolo amateur) qui mettent souvent en avant la construction 'maison', l'encouragent, et repassent selon les humeurs tous les ans en revue toutes sortes de tractions et propulsions déjà vues, sans que aucun fabricant puisse s'y grêver sérieusement. Ce n'est pas le but de toute façon. Construire son vélo soi meme, ce n'est qu'en vélo couché que cette idée fait fureur. Logique dans les années 70 (il y avait rien), dépassée aujourd'hui, cette tendance est revelatrice d'une marginalité qui veut le rester, au fond, et qui est source d'incompréhension entre fabricants et comités HPV.
Ce qui est d'un côté une liberté, de mettre l'engin, avant l'homme et d'admettre toute sorte d'engins, emprisonne le vélo couché de base dans une marginalité certaine. Les "grands" fabricants de vélo couché ne voudraient qu'une chose : intégrer le circuit du vélo classique pour que leurs longs investissements énormes de labeur et de sueur dans le développement et la promotion du vélo couché peuvent se faire valoir enfin. Les membres HPV ignorent en général les fabricants et leurs distributeurs. Pourtant ce n'est que grâce à ces fabricants, par leur présence risquée constante pour la promotion de leurs vélos (sur des salons grand public) que de nouveaux adeptes sont venus au sport et rarement grâce aux événements HPV intimistes. Si les associations existantes HPV peuvent enfin se prendre en main et montrer moins d'interêt pour la théorie et davantage de respect pour les fabricants, les sportifs et le grand public, les choses pourraient changer. Mais je doute de la volonté et la souplesse de leurs structures trop floues.
Il ne s'agit ici en aucun cas d'accuser telle assocation ou telle personne en particulier.
Même une assocation importante comme celle du club hollandais (2000 membres) n'arrive pas à faire avancer ses structures
(tous les ans les memes débats sur les classements qui n'aboutissent pas).
C'est fondamentalement incohérent avec l'origine du mouvement HPV d'attendre de leur part qu'un jour une discipline viable de vélos couchés sorte pour un plus grand public. Par peur de standardiser, contraire à sa philosophie, aucun progrès n'en pourra sortir pour un vélo qui fera bénéficier le plus grand nombre
de ces avantages. Mais elle ne laissera pas échapper son modèle Low racer sans remous.
Il faudra laisser au mouvement IHPV son rôle important de record à propulsion humaine. Ceci est son fondement et elle les a fort bien défendu.
Par contre pour un essor d'un sport de cyclisme horizontal il faudra s'integrer à l'UCI, comme le BMX, le VTT, et même le vélo artisistique en duo l'ont fait avant nous!  Avec beaucoup de succés. Le temps nous dira mais il ne faudra pas rater une occasion historique comme en 1934.
Il nous faut des hommes, ou des femmes, qui savent saisir une occasion historique. Et si vous préferez rester solitaire ou si la branche cyclosportive ne vous interesses pas, n'empêchez pas à d'autres s'y interesser dans l'interêt de tous...


Voilà une image d'un sport un peu plus standardisé qui nous plait...

Cela peut se faire dans le cadre HPV si jamais ils peuvent mettre des priorités et choisir entre engins et sports. Les connaissant assez bien, soyons pratique
se aventurer à une choix de l'intérieur est une perte de temps. Encore en 2005 HPV Hollande refuse des classements distincts, encore moins de promouvoir un seul de ces engins...
Peut etre que des nouvelles assocations comme Speedbike en Allemagne et l'AFB en France peuvent enfin faire le lien entre le vélo classique et le vélo couché.
Nous risquons d'attirer des nouveaux cyclistes horizontaux en masse : des anciens classiques deçus du vélo traditionnel par les "histoires"  et les contraintes des réglementations, ceux qui enfin trouvent en vélo confortable,  des triathlètes en quete de nouvelles sensations, des sportifs de tout bord, séduits enfin par une image moins marginale et prometteuse.
A nous de séduire et d'etre perspicace dans notre démarche vis à vis des fédérations. Ne restons pas sectaire, original, ou marginal, ni fier ou revangeard contre les instances cyclistes mais tentons de convaincre le plus grand nombre, à commencer par le cycliste classique là où il se trouve. Sur les compétitions ou sur les fauteuils devant la télé, où on aimerait passer! Ne gardons pas nos engins pour nous!  Au secours!

What's in a name?
Le nom vélo couché est celui qui l'on retrouve le plus communement et c'est celui qui est le plus facile à communiquer aux passants sur votre route.
Même s'il est défendu par de nombreux francophiles la description est fausse : ni le vélo ni son bonhomme ne sont vraiment couchés (plutôt incliné) et il souligne le coté paresseux de trop, d'une image molle dont certains ne veulent pas. Ce que je signale figure déjà sur le site HPVFrance d'un texte écrit en 1997 (avant que je me sois lancé donc!). Rappellons que dans les années 1920-1940 personne n'utilisait le terme vélo couché mais celui du vélo horizontal (et toujours au Quebec), plus correct et plus flatteur... Dans aucune correspondance des Mochet j'ai pu retrouver le mot couché. Le mot VPH, Mochet l'utilisait pour décrire Berthet et ses carénages en vélo.. droit! Que l'inventeur du mot vélo couché veuille bien se présenter pour validation. Utiliser tel ou tel mot n'a aucun sens historique et implique en France que on est telle ou telle "tendance".  Si vous êtes tendance française historique vous parlez vélo horizontal.
Les autres termes qui circulent sont VPH ou HPV : il s'agit de termes qui sont revenus dans les années 70 (voir histoire) des USA. En français : Véhicule à Propulsion Humaine et en anglais Human Powered Vehicle. Georges Mochet les a utilisé retroactivement dans ces commentaires.
Si on tient à ce nom, les engins à propulsion humaine devraient donc rassembler du skateboard jusqu'au vélo.... classique.
Puis expliquez donc que vous êtes sur un VPH,  un véhicule propulsé par un humain à la jeune fille qui vous questionne..
Aux Etats Unis et sur les sites anglophones (www.recumbents.com, www.bentrideronline.com) des plus visités on utilise généralement le mot recumbent (anglais : incliné) pour les vélos couchés simples et HPV pour les engins de records. Recumbent a été abbrevié aux USA en 'bent'  (seul hic :  les brittaniques en ont une autre connotation que je vous laisse découvrir), et qui est souvent decliné en 'bentrider'  pour le cycliste
En France le mot bent n'est pas apprecié par ceux qui n'aiment pas les anglicismes. Pourtant on utilise par ailleurs trike (mot anglais pour décrire leur tricycle) ou HPV sans problèmes,  et certains s'interessent peut être même au foot ou au surf. Puis les magazines de VTT par ailleurs sont une suite de mots anglais : dirt, freeride, style, full, downhill... Tout ça juste pour vous dire que toutes les dénominations ont leurs incohérences et qu'il est donc dommage de voir des incompatibilités d'humeur en 2005 juste pour le nom du jouet.  Anglicisme, erreur francophone ou abbréviation peu pratique, utilisons ce qu'il nous semble bon sans séparation de personne! Puis l'avenir nous dira quelle terme prendra le dessus.
Les médias ou peut etre un grand nombre d'utilisateurs imposera son nom par la suite.
En faveur du vélo couché plaide Internet et ses moteurs de recherche. En sa défaveur : comment monter une association s'il est impossible de dériver un nom français pour l'utilisateur  : vélo couchiste... cela n'a pas l'air de le faire. HPV-iste non plus. Donc faut encore chercher le nom de l'utilisateur...
Dans d'autres sports on utilise sans arrière pensée du skateboardeur au footballeur. Bentrideur pourrait faire l'affaire.
Mine de rien sans dénomination il est difficile d'intégrer la FFC en tant que pratiquant! C'est juste un détail mais c'est pas gagné!
En attendant le vrai essor du CYCLISME HORIZONTAL de Mochet et Faure...


Get on ya bent and ride! dixit Oscar Egg.

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Texte : Mark Scherpenzeel
Membre HPV France depuis 1997 et AFB depuis 2002.
Photos récentes : Optima/Airodin
Photos et sources historiques : oublié ou trop nombreux pour citer...!
Parmi les meilleurs : www.velororizontal.com, www.wisil.recumbents.com